Mille emplois menacés dans les abattoirs GAD

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RENNES (Reuters) - La direction de la société d'abattage de porcs GAD SAS, filiale du groupe coopératif Cecab, a présenté vendredi un plan de continuation prévoyant la suppression de trois sites représentant près de mille emplois dans l'Ouest, a-t-on appris de source syndicale.

Ce plan de continuation, qui sera défendu fin août devant le tribunal de Commerce, a été présenté lors d'un comité central extraordinaire d'entreprise (CCEE) qui s'est tenu à Rennes.

"Nous sommes dégoûtés et en colère. On a détruit un des meilleures abattoirs bretons en quatre ans, depuis sa reprise par le groupe Cecab", a déclaré à Reuters Olivier Le Bras, délégué Force Ouvrière qui met en cause la gestion du groupe.

Selon le plan de continuation, l'abattoir de Lampaul-Guimillau (Finistère), qui compte environ 850 emplois, le siège de la société à Saint-Martin des Champs (Finistère), près de Morlaix, qui emploie 50 personnes, et le site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et ses 80 salariés seront fermés.

Quelques centaines d'employés pourraient être reclassés sur le site d'abattage de Josselin, dans le Morbihan.

La société GAD SAS, qui emploie 1.700 personnes dans l'Ouest, a subi de très lourdes pertes ces dernières années, notamment en raison de la concurrence des abattoirs allemands, qui emploient une main-d'oeuvre meilleur marché. Sa dette est estimée à 100 millions d'euros.

Pierre-Henri Allain, édité par Gérard Bon

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