Milan, l'autre équipe de coupes

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Milan, l'autre équipe de coupes
Milan, l'autre équipe de coupes

On connaît le penchant historique du club milanais pour les coupes continentales, c'est en revanche beaucoup moins le cas concernant la Coupe d'Italie, alors qu'elle serait le chemin le plus rapide pour retrouver l'Europe.

31-18. C'est le score en faveur des titres nationaux contre ceux internationaux dans l'armoire à trophées un poil poussiéreuse du Milan. Rares sont les équipes ayant des chiffres aussi proches entre les deux types de compétitions. En comparaison, l'Inter affiche un 30 à 9 et la Juventus fait même du 48 à 10. Déduction qui coule de source, le Milan est historiquement une équipe de coupes. Oui, mais surtout de coupes européennes ou intercontinentales. Parce que, pour la dénommée Tim Cup, le bilan est clairement dans le rouge (et noir).

2003, an de grâce


Une soirée de gala, voici le souvenir lié à la dernière victoire en Coupe d'Italie des Rossoneri. C'était quatre jours après la 6e Ligue des champions décrochée aux tirs au but face à la Juventus. San Siro était en liesse pour recevoir une Roma écrasée 4-1 lors de la finale aller. Le retour n'était donc qu'une formalité, même si un dernier but de Pippo Inzaghi (le 30e de la meilleure saison de sa carrière) fut nécessaire pour éviter un revers 1-2 qui aurait fait mauvais genre avant les festivités. Bref, le parfait point final d'une saison marathon qui vit les hommes d'Ancelotti disputer 61 rencontres. C'est aussi la dernière fois que le Milan atteignit l'épilogue d'une compétition remportée à quatre reprises entre 1966 et 1977 avec trois places de finaliste dans ce même laps de temps. Pour être exhaustif à propos des accessits, il suffit d'ajouter les finales perdues de 1942 (contre la Juventus), 1985 (contre la Samp), 1990 (encore la Juve) et 1998 (contre la Lazio). Concrètement, en 30 ans de présidence, Berlusconi n'a décroché qu'une seule Coupe d'Italie.

Une compétition galvaudée sans raison


D'aucuns diront que le père Silvio avait bien d'autres occupations, par exemple amasser les Ligues des champions. Certes, mais cet alibi est valable jusqu'à la fin de l'ère Ancelotti. Depuis, les années déficitaires sont devenues une mauvaise habitude, à tel point que le Milan reste sur deux saisons consécutives sans se qualifier pour l'Europe et risque d'en prendre pour une troisième. Voilà pourquoi le comportement un brin snobinard envers la coupe nationale interloque. Les chiffres sont même éloquents. Depuis la victoire de 2003, le Diable a passé seulement 15 tours en 13…




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