Milan Djuric ou le Zlatan bosnien

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Milan Djuric ou le Zlatan bosnien
Milan Djuric ou le Zlatan bosnien

Mais qui est cette grande carcasse de deux mètres ornée d'un catogan et qui est pratiquement en train de qualifier à lui tout seul la Bosnie au prochain Euro ?

Lorsque Milan Djuric remplace Vija à la 60e minute de la rencontre face au pays de Galles, la Bosnie-Herzégovine est cinquième de sa poule et virtuellement éliminée du prochain Euro. Pour sortir son équipe d'une sale affaire, son sélectionneur Baždarević le préfère à un Džeko encore convalescent. Dix minutes plus tard, l'avant-centre de Cesena ouvre le score de la tête avant d'offrir la passe décisive du 2-0 à Ibišević dans les arrêts de jeu. Trois jours après, les coéquipiers de Pjanić se déplacent à Chypre pour un barrage anticipé, là encore, Djuric entre à l'heure de jeu, il lui faut sept minutes pour envoyer un nouveau coup de tronche et offrir une victoire 3-2 qui envoie sa nation aux play offs. L'Irlande est prévenue.

Touche pas à mon Zlatan !


"Attention ! Il ne faut surtout pas critiquer Zlatan en sa présence ! C'est un très très grand fan, il avait même sa photo en fond d'écran sur son téléphone ", confie l'attaquant français Grégoire Defrel, aujourd'hui à Sassuolo, mais coéquipier de Djuric à Cesena jusqu'en juin dernier. La queue de cheval est donc une volonté de singer son idole, mais la comparaison s'arrête là. D'un point de vue technique évidemment, mais aussi caractériel, il s'agit de deux joueurs aux antipodes. "Moi qui avais l'habitude de prendre tous les jeunes sous mon aile à leur arrivée à Cittadella, quand je l'ai vu débarquer, je me suis dit qu'il allait m'en coller une ! Mais c'est quelqu'un de calme et très respectueux qui sait parfaitement s'adapter partout où il passe ", raconte Andrea Pierobon, ancien gardien vétéran du club veneto fréquenté par le Bosnien pendant six mois. Le Français Kevin Vinetot, qui l'a connu un an et demi à Crotone, parle même de "gros nounours, une crème ". Va pour le gros nounours à la crème.

Avec son modèle, Djuric partage ses origines bosniennes, car s'il est né au pays, il l'a quitté alors qu'il était âgé de 18 mois. Comme d'autres, ses parents ont décidé de fuir les montagnes de Tuzla durant le conflit des Balkans, direction Pesaro où réside une tante. Papa Goran, ex-attaquant de D3 yougoslave, a 19 ans et passe son permis poids lourd, Maman Biljana en a 18 et trouve un boulot de femme de ménage. "Il a un style de vie totalement italien et ne parle pas…




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