Miklos Molnar : "Tu peux encore voir de vrais cowboys au Kansas"

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Miklos Molnar : "Tu peux encore voir de vrais cowboys au Kansas"
Miklos Molnar : "Tu peux encore voir de vrais cowboys au Kansas"

Ce soir, Miklos Molnar supportera le Danemark face aux États-Unis. Et ce, même s'il y a près de quinze ans, l'attaquant mettait un terme à sa carrière de footballeur au pays de l'Oncle Sam, après une dernière pige réussie aux Kansas City Wizards qui firent de lui le premier joueur danois à évoluer en MLS. Interview avec un homme de 44 ans qui a pas mal bourlingué dans le foot. Et mangé les meilleures pizzas de sa vie à Saint-Étienne.

Maintenant que vous avez arrêté votre carrière sportive, que faites-vous ? Je vis à Copenhague avec ma famille. Je passe mon temps entre m'occuper d'eux, retaper des maisons que je revends et la course pour me maintenir en condition. Je ne suis plus trop le foot, en revanche. Il y a trois semaines, Chris Henderson, mon ancien coéquipier de Kansas City qui est maintenant directeur technique aux Seattle Sounders, est venu me rendre visite : on a été voir le FC Copenhague et c'était le premier match que je voyais depuis belle lurette. Sinon, je préfère voir ça depuis ma télé. C'est une vie tranquille, mais c'est une bonne vie.
Depuis des années, vous vous traînez un surnom : Danish Dynamite. Pourquoi ? Ouais, ouais... Ça a commencé alors que je jouais pour Kansas City. Certains supporters ont inventé ce surnom et ça m'est resté. Je ne saurais pas vraiment vous en dire plus. Ils avaient probablement eu vent du surnom de l'équipe danoise de 86, Danish Dynamite, celle avec Preben Elkjær Larsen et Michael Laudrup. C'était probablement la seule chose qu'ils connaissaient du football danois aux États-Unis à l'époque, donc ils m'ont refilé le surnom.
En 1990, vous avez 19 ans et on vous promet un grand avenir en Europe. Chelsea et Lyon se positionnent sur vous. Mais vous choisissez le Standard Liège. Pourquoi ? Si je me souviens bien, il y avait eu des soucis concernant mon contrat avec Chelsea et Lyon, donc ça n'avait pas pu se faire. Aussi, j'ai simplement choisi l'équipe dans laquelle j'étais sûr de pouvoir jouer. Mais il ne faut pas oublier qu'à l'époque, il y avait beaucoup de bons joueurs qui évoluaient encore dans le championnat belge. Sans parler du fait que le Standard est un grand club belge. J'ai adoré les moments passés là-bas. Je sortais d'un petit club danois (le BK Frem, ndlr) et c'était ma première fois à l'étranger. On affrontait Anderlecht, Bruges... Il y avait même un derby avec une autre équipe de Liège. Je me rappelle aussi de Saint-Trond, une petite équipe avec un stade où les mecs dans le public étaient à deux mètres du terrain. Et puis, Sclessin, c'est un endroit spécial pour moi : mon dernier match en équipe du Danemark, je l'ai joué là-bas lors de l'Euro 2000. J'y ai débuté et fini ma carrière, en quelque sorte. C'était une belle manière...


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