Mikhail Khodorkovski "a dû choisir entre l'exil et la prison"

le
1
Mikhail Khodorkovski, ici lors de son premier procès en 2004, à Moscou.
Mikhail Khodorkovski, ici lors de son premier procès en 2004, à Moscou.

Cela fait dix ans jour pour jour que Mikhail Khodorkovski, autrefois propriétaire du géant pétrolier russe Ioukos, a été arrêté. Le 25 octobre 2003, des hommes cagoulés de la police spéciale du Kremlin sont venus le chercher dans son jet privé pour l'incarcérer. Soutien de l'opposition et ennemi intime de Vladimir Poutine, l'oligarque est accusé d'escroquerie, fraude fiscale, détournement de fonds et blanchiment d'argent qu'il a toujours contestés. Le Point a rencontré le fils du prisonnier politique, Pavel Khodorkovski, qui vit à New York et n'a pas vu son père depuis plus de dix ans. Nous avons rendez-vous avec Pavel Khodorkovski à la Public Library de Brooklyn. Habillé d'une parka marron, le jeune homme a l'air extrêmement modeste. D'emblée, il explique que même du temps où son père était l'homme le plus riche de Russie, ce dernier n'a jamais été intéressé par les biens matériels. "Nous ne possédions pas de voitures de sport ni même de villa au soleil. Mon père a investi dans notre éducation." À sa sortie de la faculté de sciences de Boston, Pavel a travaillé comme informaticien pendant quatre ans. "Je viens de fonder une modeste entreprise de gestion énergétique avec un camarade de fac !" confie-t-il avec satisfaction. Ce jour-là, Pavel s'exprime, devant une petite assemblée russophone âgée, sur la dissidence en Russie. Il est accompagné d'un ancien de Ioukos, auteur d'un livre sur son récent séjour en prison. Si...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1754721 le vendredi 25 oct 2013 à 19:50

    Aucun commentaire pou l'instant