Migrants/Schengen-Vers une prolongation des contrôles internes

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    par Gabriela Baczynska et Tom Körkemeier 
    AMSTERDAM, 25 janvier (Reuters) - Les ministres de 
l'Intérieur de l'Union européenne, réunis lundi à Amsterdam, ont 
demandé à la Commission européenne de préparer les mesures 
juridiques pour permettre le maintien, si nécessaire pour deux 
ans, des contrôles frontaliers rétablis par certains pays 
membres de l'espace Schengen face à la crise migratoire. 
    "Actuellement, ces mesures temporaires ne peuvent être 
prises que pour six mois. Mais l'afflux sans précédent de 
demandeurs d'asile, qui a forcé certains Etats membres à prendre 
ces mesures au niveau national, ne s'est pas tari", a déclaré le 
ministre néerlandais de l'Immigration, Klaas Dijkhoff, lors 
d'une conférence de presse. 
    "Les Etats membres ont donc invité la Commission à préparer 
les bases légales et pratiques pour la poursuite des mesures 
provisoires (de contrôle aux frontières), aux termes de 
l'article 26 du code de Schengen", a-t-il ajouté. 
    L'espace Schengen de libre circulation en Europe rassemble 
26 Etats, dont 22 sont membres de l'UE. Six pays ont décidé de 
rétablir momentanément des contrôles à leurs frontières. Il 
s'agit de l'Allemagne, de l'Autriche, de la France, du Danemark, 
de la Suède et de la Norvège. Ces contrôles peuvent rester en 
place jusqu'en mai. 
    D'après la réglementation de Schengen, les vérifications 
temporaires aux frontières internes peuvent être prolongées pour 
une période de deux années maximum. 
    Pour que cette disposition soit appliquée, les Etats de l'UE 
doivent être d'accord pour dire que des "insuffisances graves et 
persistantes" dans les contrôles aux frontières extérieures de 
Schengen mettent en péril l'existence même de l'UE. 
    La décision doit être approuvée à la majorité qualifiée par 
le Conseil européen des 28 chefs d'Etat et de gouvernement. 
    A Amsterdam, les ministres ont également mis la pression sur 
la Grèce, fermement invitée à faire plus pour contrôler 
l'arrivée de migrants sur son sol et menacée par certains pays 
d'être exclue de l'espace Schengen. 
     
    PRESSIONS SUR LA GRÈCE  
    Selon les chiffres publiés vendredi par Frontex, l'agence 
européenne des frontières, 108.000 migrants sont arrivés en 
Grèce en décembre, ce qui porte le total pour la Grèce à 1,04 
million en 2015, soit cinq fois plus que l'année précédente. 
    L'UE a pris l'an dernier des mesures, notamment financières, 
pour aider Athènes à faire face à cette situation mais de 
nombreux Etats membres jugent que le gouvernement grec n'a pas 
répondu à leurs attentes. Sur les cinq centres d'enregistrement 
des migrants ("hot spots") que la Grèce était censée mettre en 
place, un seul est aujourd'hui opérationnel. 
    "Si nous ne pouvons pas protéger la frontière extérieure de 
l'UE, la frontière gréco-turque, alors la frontière extérieure 
de Schengen sera déplacée vers l'Europe centrale", a averti la 
ministre autrichienne de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, à 
son arrivée à Amsterdam. 
    Le ministre suédois de l'Intérieur, Anders Ygeman, a insisté 
pour que les "hot spots" prévus en Grèce et en Italie ne restent 
pas des voeux pieux. "Au bout du compte, si un pays ne remplit 
pas ses obligations, nous devrons limiter ses liens avec 
l'espace Schengen. Si vous ne contrôlez pas vos frontières, cela 
aura des conséquences sur la liberté de mouvement", a-t-il dit. 
    L'exclusion d'un pays de l'espace Schengen est possible aux 
termes de l'article 26 de l'accord. En ce qui concerne une 
exclusion de la Grèce, l'Allemagne avait déjà évoqué une telle 
idée l'an dernier. 
    Le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires 
intérieures, Dimitris Avramopoulos, a toutefois souligné que 
cette possibilité n'avait pas été discutée. "Rien de cela n'a 
été proposé ou discuté. Ce que nous devons faire, c'est mieux 
gérer le contrôle de nos frontières extérieures. Il est évident 
que les Etats concernés doivent faire plus et nous sommes ici 
pour les y aider", a-t-il dit. 
    Le ministre luxembourgeois s'est prononcé contre une 
exclusion de la Grèce et son homologue allemand Thomas de 
Maizière a déclaré qu'il voulait préserver l'espace Schengen 
dans l'état actuel mais que le temps pressait. 
 
 (Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français) 
 
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  • sarestal il y a 10 mois

    C'est quand même le minimum que de contrôler cette passoire !!! avec les migrants auteurs d'attentats, les vrais passeports syriens de l' EI qui circulent, les 1000 dépôts de plainte pour viol en Allemagne etc ....