Migrants-Renzi veut des sanctions financières contre l'Est

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    ROME, 12 octobre (Reuters) - Les Etats de l'est de l'Europe 
qui continuent de refuser d'accueillir des migrants et de 
soutenir ainsi les pays confrontés en premier lieu à l'afflux de 
réfugiés devraient être sanctionnés financièrement, a déclaré 
mercredi le président du Conseil italien, Matteo Renzi. 
    L'Italie est la principale destination des migrants qui 
fuient la pauvreté et la violence qui sévissent en Afrique. Elle 
abrite actuellement 160.000 demandeurs d'asile sur les 460.000 
qui ont atteint ses côtes depuis début 2014. 
    Sur les 39.600 réfugiés qui devaient être relocalisés dans 
d'autres pays membres de l'UE en vertu d'un plan de la 
Commission européenne, seulement 1.300 l'ont été, montrent des 
chiffres diffusés par Bruxelles. 
    "Il faut que l'Italie défende des positions très dures à 
l'égard de ces pays qui ont reçu beaucoup d'argent grâce à leur 
appartenance au bloc (...) et qui ne respectent pas leur 
engagement d'accueillir des immigrants", a déclaré le chef de 
l'exécutif italien au Parlement, estimant qu'il fallait réduire 
les aides financières octroyées à ces pays. 
    La Pologne, la Hongrie et d'autres anciens Etats communistes 
refusent d'accueillir des migrants, tout particulièrement ceux 
qui sont musulmans, jugeant qu'ils contribueraient à 
destabiliser leurs sociétés. 
    Les fonds structurels européens dévolus aux régions les 
moins développées de l'Union européenne absorbent une grande 
partie du budget européen à long terme, évalué à environ 1.000 
milliards d'euros. 
    Le nouveau budget européen à long terme, couvrant la période 
2021-2027, doit être bouclé d'ici fin 2017. 
    "Les aspects positifs de l'appartenance à l'Union européenne 
doivent être contrebalancés par les devoirs inhérents à cette 
appartenance", a jugé Matteo Renzi, en détaillant ses priorités 
pour le sommet européen des 20 et 21 octobre à Bruxelles. 
    La quasi-totalité des Hongrois qui ont voté le 2 octobre 
pour le référendum sur l'immigration voulu par le Premier 
ministre Viktor Orban ont dit non à la politique européenne de 
répartition des migrants par quotas dans les pays membres. 
  
 
 (Steve Scherer,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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  • jean-648 il y a un mois

    M709 notre ancêtre est africain. (lol)

  • M7097610 il y a un mois

    pourquoi faire ? Doubler la population européenne avec l'Afrique ?