Migrants : pour Merkel, fermer la route des Balkans «ne résout pas le problème»

le , mis à jour à 11:33
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Migrants : pour Merkel, fermer la route des Balkans «ne résout pas le problème»
Migrants : pour Merkel, fermer la route des Balkans «ne résout pas le problème»

«On ne résout pas le problème en prenant une décision unilatérale.» La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est exprimée ainsi ce jeudi, sur la radio MDR, à propos de la fermeture de la route des Balkans aux migrants qui tentent de rejoindre l'Union européenne (UE). 

«Il faut une décision qui soit bonne pour les 28 (pays de l'UE). C'est pourquoi je m'engage pour une véritable solution européenne, c'est-à-dire une solution des 28», a-t-elle ajouté. «Cette situation n'est ni durable ni pérenne».

La route des Balkans, un corridor laissant passer les migrants qui s'était de fait mis en place depuis l'été, s'est fermée mercredi après la décision de la Slovénie de ne plus laisser passer de réfugiés par son territoire. La mesure, qui est destinée à décourager de nouveaux migrants de partir pour l'Europe, accentue le risque de crise humanitaire en Grèce. La fermeture de cet itinéraire augmente un peu plus la pression sur l'Union européenne (UE) et la Turquie pour finaliser un accord destiné à juguler le flux de réfugiés. Actuellement 40.000 personnes, venant de Turquie via les îles grecques, sont bloquées en Grèce.

VIDEO. Réfugiés : le no man's land de la route des Balkans

«Personnellement, je pense que la décision unilatérale de l'Autriche, puis dans la foulée de celle des pays des Balkans, nous apporte certes moins de réfugiés, mais place d'un autre côté la Grèce dans une situation très difficile. Si nous n'arrivons pas à trouver un accord avec la Turquie, alors la Grèce ne pourra pas supporter le poids (migratoire) longtemps», a ajouté Angela Merkel. Ce pays doit composer avec des dizaines de milliers de migrants coincés sur son territoire. 

Mercredi soir, le Premier ministre grec Alexis Tsipras, a lui aussi, sur son compte Twitter, déploré la fermeture de la route des Balkans. «L'UE n'a aucun avenir si ça continue comme ça», a-t-il notamment écrit. 

The Western Balkans route ...

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