Migrants-Nouvelles tensions à la frontière macédonienne

le , mis à jour à 16:15
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 (Actualisé avec manifestations) 
    IDOMENI, Grèce/SKOPJE, 28 novembre (Reuters) - La police 
macédonienne a fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades 
assourdissantes pour disperser une manifestation de migrants 
bloqués depuis plusieurs jours à la frontière avec la Grèce et 
qui réclament de pouvoir rejoindre l'Europe de l'Ouest. 
    L'armée a commencé à ériger une clôture métallique le long 
de la frontière grecque, suivant l'exemple de plusieurs autres 
pays de l'Union européenne afin de refouler les "migrants 
économiques". 
    Les nouvelles restrictions imposées depuis deux semaines par 
les autorités de Macédoine, autorisant seulement le passage des 
réfugiés syriens, irakiens et afghans, a provoqué la colère 
d'autres candidats à l'exil. 
    Plusieurs centaines de migrants originaires d'Iran, du 
Pakistan ou du Maroc ont tenté jeudi de se frayer un passage au 
poste frontière d'Idomeni dans le nord de la Grèce où ils vivent 
dans des campements de fortune.  ID:nL8N13L3IR  
    De nouvelles violences se sont produites samedi après qu'un 
homme, sans doute un ressortissant marocain, a été électrocuté 
et gravement brûlé en tentant de monter sur le toit d'un wagon. 
    Une foule en colère s'est alors dirigée vers les cordons de 
la police macédonienne en lançant des pierres, a raconté un 
photographe de Reuters présent sur place. 
    Les forces de l'ordre ont répliqué par des tirs de grenades 
lacrymogènes et de grenades assourdissante. 
    En début de journée, des soldats macédoniens ont commencé à 
planter des piquets métalliques d'environ trois mètres de haut, 
hérissés de fils barbelés, le long de la frontière. 
    Cette mesure est identique à celle prise par les autorités 
hongroises qui ont fermé les frontières qu'elles partagent avec 
la Serbie et la Croatie pour dissuader les migrants de les 
franchir. 
    Samedi, un haut responsable gouvernemental macédonien 
s'exprimant sous le sceau de l'anonymat a qualifié la nouvelle 
clôture de "mesure préventive". 
    "Nous ne fermons pas la frontière complètement", a-t-il 
assuré, ajoutant que les migrants provenant de pays en guerre 
étaient toujours autorisés à franchir la frontière. 
 
 (Yannis Behrakis et Kole Casule,; Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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