Migrants-Nouveaux heurts à la frontière macédonienne

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    IDOMENI, Grèce, 2 décembre (Reuters) - La police 
macédonienne a de nouveau fait usage de gaz lacrymogènes pour 
repousser des centaines de migrants, pour la plupart 
pakistanais, qui tentaient de franchir de force la frontière au 
poste d'Idomeni dans le nord de la Grèce. 
    Quelque 1.500 Pakistanais, Marocains et Iraniens sont 
bloqués depuis plusieurs semaines en territoire grec, se voyant 
refuser l'entrée en Macédoine, pays de transit vers l'espace 
Schengen. 
    Les autorités macédoniennes ont instauré un filtrage des 
migrants n'autorisant l'accès qu'aux réfugiés originaires de 
Syrie, d'Irak et d'Afghanistan. 
    Les tensions ne cessent de croître alors que les migrants 
vivent dans des conditions précaires rendues encore plus 
difficiles par les températures hivernales. 
    La colère des candidats à l'exil est montée d'un cran ce 
week-end lorsqu'un homme, sans doute d'origine marocaine, s'est 
électrocuté et a été gravement brûlé en grimpant sur le toit 
d'un train. 
    Les violences ont débuté lorsque 200 personnes ont été 
refoulées par les forces de l'ordre et ont commencé à longer la 
clôture érigée par les autorités macédoniennes afin de trouver 
une issue. 
    En fin de journée, quelque 500 migrants ont bloqué le 
poste-frontière pour empêcher les réfugiés d'accéder au 
territoire macédonien. "Personne ne passe, si nous ne pouvons 
pas passer", ont-ils scandé. 
    La police a tiré des grenades de gaz lacrymogènes pour 
repousser les protestataires et un policier a tiré un coup de 
semonce en l'air, a rapporté un journaliste de Reuters. 
     
     
 
 (Alexandros Avramidis; Pierre Sérisier pour le service 
français) 
 
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