Migrants - "Musulmans ou chrétiens, nous ne pouvons plus vivre en Syrie"

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Les migrants effectuent la traversée de Bodrum à Kos sur des bateaux pneumatiques. Les passeurs exigent 2 000 euros.
Les migrants effectuent la traversée de Bodrum à Kos sur des bateaux pneumatiques. Les passeurs exigent 2 000 euros.

Sur la jetée, à quelques mètres du contrôle des passeports, les cars de touristes passent à quelques dizaines de centimètres des pieds des familles avec enfants, étalées à même le sol. Alors que la majorité des femmes sont vêtues de longues robes noires et voilées, Narie porte un tee-shirt blanc et un pantalon gris. Son mari, Ibrahim, un short bleu. Leurs deux petits garçons sont assis sur les gilets de sauvetage fluorescents. Ces gilets que tous les réfugiés achètent à prix d'or avant de grimper dans des bateaux pneumatiques qui leur permettent de quitter Bodrum en Turquie pour la petite île de Kos, première porte d'entrée vers l'Europe.

« Il suffit de quelques centaines d'euros pour rejoindre en avion n'importe quelle capitale européenne, Berlin, Londres ou Paris. Mais nous, nous avons payé 2 000 pour les six kilomètres de mer qui séparent Bodrum de Kos. La mer était houleuse, plusieurs fois, nous avons eu peur de chavirer », lâche Ibrahim. Il est originaire de Homs. Sa famille et lui ont pris le chemin de l'exil.

Pour les chrétiens arabophones, Ibrahim correspond au personnage d'Abraham, de la Genèse. C'est une famille chrétienne, plus précisément syriaque orthodoxe, originaire de Homs. Elle a dû prendre le chemin de l'exil.

« Les Turcs nous ont rackettés »

« C'est vrai que Bachar el-Assad respectait notre liberté de culte. Mais ce n'est pas pour autant que les chrétiens soutiennent...

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