Migrants-Merkel promet de se battre pour l'accord avec la Turquie

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    BERLIN, 16 février (Reuters) - Angela Merkel a promis mardi 
de faire le nécessaire lors du Conseil européen de jeudi et 
vendredi à Bruxelles pour la mise en oeuvre de l'accord 
turco-européen sur la maîtrise des flux migratoires. 
    L'alternative consistant à fermer les frontières aurait de 
terribles conséquences pour l'UE, a souligné la chancelière 
allemande, qui s'adressait à la presse à l'occasion d'une visite 
du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.  
    Merkel a souligné que le sommet de Bruxelles ne porterait 
pas sur l'adoption de nouveaux quotas de répartition des 
migrants, ce qui aurait été "risible", a-t-elle ajouté, dans la 
mesure ou moins d'un millier ont effectivement été relocalisés 
quand le projet initial de la Commission en prévoyait 160.000. 
    En revanche, a-t-elle poursuivi, l'objectif sera de faire en 
sorte que l'accord conclu l'an dernier avec Ankara permette 
effectivement de régler le problème à sa source, faute de quoi 
l'UE devrait "renoncer et fermer les frontières grecques, 
macédoniennes et bulgares avec toutes les conséquences que cela 
aurait pour la Grèce, l'Union européenne et l'espace Schengen".  
    "Je me battrai de toutes mes forces jeudi et vendredi pour 
que le plan turco-européen soit le bon moyen" de régler la 
crise, a-t-elle promis. 
    Bruxelles et Ankara ont conclu en novembre un accord 
prévoyant une aide de trois milliards d'euros en faveur de la 
Turquie et une relance des négociations d'adhésion en 
contrepartie d'efforts accrus pour endiguer l'afflux de 
migrants.      
    Une réunion consacrée à l'aggravation de la crise migratoire 
à la suite des bombardements aériens dans la région d'Alep, dans 
le nord de la Syrie, se tiendra jeudi à la mi-journée à 
Bruxelles entre la Turquie et une dizaine de pays de l'Union 
européenne, dont la France et l'Allemagne, a-t-on appris lundi 
de source diplomatique européenne. 
    Cette réunion précédera de quelques heures l'ouverture du 
sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit, que 
devrait dominer la question parallèle de la renégociation des 
relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.      
 
 (Noah Barkin, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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