Migrants-Marion Maréchal-Le Pen dénonce une "préférence étrangère"

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    par Jean-François Rosnoblet 
    LA-TOUR-D'AIGUES, Vaucluse, 23 octobre (Reuters) - Marion 
Maréchal-Le Pen a qualifié dimanche de "préférence étrangère" le 
plan gouvernemental qui prévoit de répartir sur l'ensemble du 
territoire français les occupants de la "jungle" de Calais, dont 
le démantèlement doit commencer lundi. 
    La députée Front national du Vaucluse a participé à un 
rassemblement à La Tour-d'Aigues qui a réuni plus d'une centaine 
de militants de la formation d'extrême droite venus s'opposer à 
l'arrivée prochaine de migrants dans la commune voisine de 
Grambois. 
    "Il s'agit d'une véritable préférence étrangère et indécente 
vis-à-vis des 20% de Vauclusiens qui vivent en-dessous du seuil 
de pauvreté", a-t-elle affirmé en marge de la manifestation. 
    Marion Maréchal-Le Pen y voit aussi une forme de mépris de 
la part du gouvernement et une atteinte à la souveraineté du 
pays.  
    "Une souveraineté qui disparaît sous le poids du cynisme, de 
l'électoralisme et de l'incompétence du Premier ministre et du 
président de la République", dit-elle. 
    Selon le Front national, une soixantaine de migrants est 
attendue à Grambois, sur le versant Sud du Lubéron, commune qui 
compte 1.200 habitants. 
    "Il s'agit en réalité d'une trentaine de mineurs qui doivent 
arriver au début du mois de novembre", a dit à Reuters le maire 
divers gauche de Grambois, Alain Feretti. 
    "On a un devoir national pour leur offrir des conditions de 
vie décente. Il est injuste de faire porter toute la misère du 
monde sur leurs épaules", a-t-il souligné. 
    L'élu a participé à la contre-manifestation organisée par 
des collectifs associatifs et des partis de gauche, qui a 
rassemblé près de 300 personnes venues clamer leur "solidarité 
avec les réfugiés". 
    "Notre rêve est votre pire cauchemar", pouvait-on lire sur 
la banderole derrière laquelle les manifestants avaient pris 
place, séparés des militants d'extrême droite par un important 
dispositif de sécurité. 
    "Ces associations ne représentent rien, ni personne. Leur 
importance dans la rue est inversement proportionnelle à ce 
qu'elles représentent dans les urnes", a estimé Marion Maréchal 
Le Pen. 
    "Toute la propagande autour de cette question des migrants 
est un incroyable mensonge car l'immense majorité d'entre eux ne 
vient pas de Syrie, ni d'Irak. Nous parlons de clandestins qui 
ont violé le droit français pour pénétrer illégalement sur le 
territoire en profitant du laxisme d'Etat pour rallier 
l'Europe", a-t-elle affirmé. 
    "C'est devenu une nouvelle filière d'immigration clandestine 
utilisée par des gens qui y voient le moyen de se maintenir en 
France sans en avoir le droit", a-t-elle précisé, estimant que 
le démantèlement du camp calaisien ne changerait rien. 
 
 (Edité par Sophie Louet) 
 
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