Migrants : les Européens jouent à la roulette turque

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Le président Recep Tayyip Erdogan est invité à la table des chefs d?État européens à la fin du mois de novembre.
Le président Recep Tayyip Erdogan est invité à la table des chefs d?État européens à la fin du mois de novembre.

Qui a dit que le président turc n'était pas un partenaire fréquentable ? Certes, les droits de l'homme et les libertés ? d''expression, de la presse ou encore du Web ? ne sont pas les sujets favoris de Recep Tayyip Erdogan. Mais ce n'était pas ce qui tracassait les 28 chefs d'État européens réunis jeudi pour un sommet informel sur l'île de Malte. Comme l'a rappelé François Hollande, « chaque fois qu'il y a des manquements [aux libertés en Turquie], nous les évoquons. Là, il s'agit d'abord des réfugiés. » Le président Recep Tayyip Erdogan est donc invité à la table des chefs d'État à la fin du mois de novembre. Aucune date n'a pour l'instant été arrêtée. Les Européens attendent officiellement la formation du nouveau gouvernement après la victoire de l'AKP aux élections législatives du 1er novembre.

La France n'est pas la seule dans l'Union européenne à espérer qu'Ankara, considéré comme un pilier pour la stabilité de la région, arrête le flux de migrants et de réfugiés syriens vers le continent européen. En échange, la facture est salée. La Commission européenne avance le chiffre de 3 milliards d'euros à verser à la Turquie au plus vite. Le gouvernement turc recevrait ainsi 500 millions d'euros directement de la part du budget européen, la part la plus importante étant directement portée par les États membres, soit 2,5 milliards d'euros. La Commission propose notamment à la France de verser près de 386...

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