Migrants : le ton monte entre la Grèce et l'Autriche

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Migrants : le ton monte entre la Grèce et l'Autriche
Migrants : le ton monte entre la Grèce et l'Autriche

De vives tensions entre la Grèce et l'Autriche ont à nouveau dominé jeudi une rencontre des ministres de l'Intérieur des 28  à Bruxelles. La réunion visait pourtant à mettre fin à la cacophonie face à l'afflux de migrants qui fait désormais craindre une «crise humanitaire» sur la route des Balkans. «Dans les dix prochains jours, il nous faut des résultats clairs et tangibles sur le terrain. Autrement il y a un risque que le système s'effondre complètement», a averti le commissaire européen en charge de ce dossier. 

Athènes a rappelé jeudi son ambassadrice à Vienne pour des consultation alors que l'Autriche, la Macédoine, la Croatie, la Slovénie et la Serbie ont renforcé unilatéralement leur contrôle aux frontières. Mercredi soir le Premier ministre grec Alexis Tsipras a menacé de refuser tout accord européen si le fardeau de la crise migratoire «n'est pas partagé d'une manière proportionnelle».

«La Grèce n'acceptera pas de devenir le Liban de l'Europe», a fermement averti jeudi le ministre grec Yannis Mouzalas à Bruxelles, alors que les réfugiés syriens représentant désormais le quart de la population du pays du cèdre. «L'Autriche nous traite comme des ennemis», a-t-il lancé devant ses homologues. La Grèce se sent en effet de plus en plus livrée à elle-même.

Des réfugiés bloqués à la frontière gréco-macédonienne

Depuis début janvier, plus de 102.000 migrants ont ainsi gagné ce pays par la Méditerranée, selon l'Organisation internationale pour les migrants (OIM). Des centaines de migrants marchaient sur les routes grecques jeudi en direction de la frontière avec la Macédoine, qui ne laisse plus passer que les Syriens et les Irakiens. Au poste d'Idomeni à la frontière gréco-macédonienne, au moins 3.500 migrants attendaient jeudi. Seules 100 personnes ont été autorisées passer en Macédoine. Elles étaient 250 pour toute la journée de mercredi.

Les autorités grecques ont ...

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  • cavalair il y a 11 mois

    allez une bonne guerre et ca relance l'economie et fait fuir les migrants qui la fuient deja