Migrants: le ras-le-bol et l'entraide

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REPORTAGE - À Calais, la sénatrice maire UMP Natacha Bouchart a suscité la polémique mercredi en invitant ses administrés à «ne pas hésiter» à lui signaler par e-mail «tout squat» de clandestins. Les habitants se sentent démunis.

De notre envoyé spéciale

Un sourire sur le visage, un Syrien d'une quarantaine d'années fait défiler les photos de ses trois enfants sur son portable. Il ne les a pas vus depuis douze mois, raconte-t-il en anglais. «Ma ville a été détruite.» Après un long parcours, il a atterri à Calais, ville transit où il essaie, chaque jour, de passer en Angleterre, allant jusqu'à se cacher dans un camion frigorifique. Dans ce squat, trente-cinq hommes s'entassent. Des matelas et duvets à même le sol, ni eau, ni électricité, et des murs noircis de moisissure.

La situation n'est guère enviable, mais «pour certains, c'est un château», se désole Mariam Guerey, salariée du Secours catholique qui intervient auprès des migrants d...

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