Migrants-Le plan UE-Turquie va dans la bonne direction-Merkel

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 (Précisions, Gabriel, contexte) 
    BERLIN, 8 mars (Reuters) - Le projet d'accord entre l'Union 
européenne et la Turquie sur la crise migratoire, présenté lundi 
à Bruxelles, va "dans la bonne direction", a déclaré la 
chancelière allemande Angela Merkel à cinq jours d'élections 
locales dans trois Länder allemands. 
    "Dans l'ensemble, les choses vont dans la bonne direction", 
a-t-elle estimé mardi sur la radio SWR.  
    Angela Merkel a rejeté la thèse selon laquelle la Turquie se 
servirait de cette crise pour soumettre l'Europe à un chantage. 
"Non, ce n'est pas le cas. Nous recherchons un équilibre entre 
les intérêts de chacun", a-t-elle assuré. 
    "On constate enfin qu'il y a des initiatives concrètes en 
vue de mettre en place une politique européenne commune sur les 
réfugiés", s'est réjoui le vice-chancelier Sigmar Gabriel, qui 
dirige le Parti social-démocrate (SPD), membre de la "grande 
coalition" gouvernementale avec les conservateurs de l'Union 
chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel.  
    En raison principalement de la crise migratoire et de 
l'afflux d'un million de migrants l'an dernier en Allemagne, la 
CDU et le SPD ont perdu des points ces derniers mois dans les 
sondages, alors que trois Etats, Bade-Wurtemberg, 
Rhénanie-Palatinat et Saxe-Anhalt élisent dimanche prochains 
leurs parlements locaux.   
    Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a annoncé à 
Bruxelles que la Turquie était prête à reprendre tous les 
migrants, Syriens y compris, arrivés en Europe via son 
territoire, ainsi que ceux qui sont interceptés dans ses eaux 
territoriales.   
    En échange, le Premier ministre turc a demandé le doublement 
d'ici 2018 de l'aide européenne de trois milliards d'euros 
promises pour contribuer à l'accueil des réfugiés syriens en 
Turquie et l'engagement que, "pour chaque Syrien reconduit en 
Turquie depuis les îles grecques, un autre Syrien de Turquie 
serait accueilli dans un Etat membre de l'UE", selon la 
déclaration finale.  
    Les Vingt-Huit ont dit avoir besoin de temps pour étudier ce 
plan avant le Conseil européen des 17 et 18 mars. 
 
 (Madeline Chambers et Paul Carrel; Nicolas Delame et Guy 
Kerivel pour le service français) 
 
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