Migrants-La Slovaquie contestera en justice la décision de l'UE

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PRAGUE, 23 septembre (Reuters) - La Slovaquie va contester en justice la décision de l'Union européenne sur des quotas de répartition des migrants entre Etats membres, a annoncé mercredi le Premier ministre, Robert Fico. Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont voté mardi à une très large majorité un plan de répartition de 120.000 migrants dans l'UE, en dépit de l'opposition des pays d'Europe de l'Est qui n'ont une fois de plus pas caché leur hostilité. La République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie et la Hongrie ont voté contre ce plan fortement soutenu par l'Allemagne et la France. (voir ID:nL5N11S43K "Nous irons dans deux directions: d'abord, nous allons porter plainte devant la cour (de justice européenne) de Luxembourg; ensuite, nous n'appliquerons pas la décision prise par les ministres de l'Intérieur", a dit Robert Fico à la presse avant de s'envoler pour Bruxelles où débute dans l'après-midi un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit consacré à la crise des réfugiés. Nul n'imposera le système de quotas à la Slovaquie tant qu'il sera au pouvoir, a réaffirmé Fico. "Nous refusons cette absurdité depuis le début, et en tant que pays européen, nous avons un droit de recours", a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement slovaque a également déploré que les ministres européens aient eu recours à un vote -- qu'il a qualifié de "diktat de la majorité" -- plutôt qu'au compromis, la voie habituelle de prise de décision. Le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, a rédit pour sa part son hostilité à un système de quotas mais indiqué qu'il ne souhaitait pas envenimer davantage la situation en saisissant la justice communautaire. "Même si je n'aime pas recourir à des quotas, même si je suis en désaccord avec eux et même si nous avons voté contre, l'Europe ne doit pas se désagréger sur la crise migratoire. Par conséquent, je ne souhaite pas accentuer la tension par un recours (en justice)", écrit-il dans un communiqué, indiquant qu'"on ne peut tirer sur la corde que jusqu'à un certain point, au-delà duquel elle casse". LIEN Le POINT sur la crise des réfugiés: ID:nL5N11B061 (Robert Muller; Henri-Pierre André pour le service français)

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