Migrants-La maire de Calais "dégoûtée" par la position de Londres

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LONDRES, 8 septembre (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron a montré son mépris pour Calais en ne prenant pas de migrants dans les camps qui sont situés dans la ville, a déclaré mardi la sénatrice-maire de Calais, Natacha Bouchart, se disant "dégoûtée" par la réponse britannique à la crise. David Cameron a annoncé lundi que le Royaume-Uni accepterait 20.000 réfugiés syriens sur les cinq prochaines années, mais que ceux-ci viendraient des camps en Syrie et dans les pays voisins plutôt que des zones d'Europe où se concentrent déjà des migrants. ID:nL5N11D3BU Environ 3.500 migrants se trouvent dans des campements à Calais, dont 90% espèrent pouvoir traverser la Manche vers l'Angleterre plutôt que de demander l'asile en France, a déclaré Natacha Bouchart, qui était entendue par la commission des affaires intérieures du Parlement britannique. En n'acceptant pas les réfugiés de Calais, David Cameron fait preuve de "mépris" envers la population de la ville, a déclaré la maire Les Républicains. "Est-ce que cela signifie que les gens de Calais vont être condamnés à vivre dans cette situation pour toujours?", s'est-elle demandé. Priée de dire ce qu'elle pensait de la décision du gouvernement britannique de ne pas prendre de migrants déjà en Europe, pour, dit-il, ne pas encourager d'autres à entreprendre des voyages dangereux, Natacha Bouchart a déclaré : "Je suis dégoûtée par cela." Natacha Bouchart, qui a dit souhaiter que les contrôles de la frontière britannique à Calais soient restitués au Royaume-Uni, a dit estimer que des financements supplémentaires de 50 millions d'euros étaient nécessaires de la part des gouvernements et des autorités européennes pour régler la crise. La Grande-Bretagne, comme l'Irlande et le Danemark, est exemptée de la politique européenne de droit d'asile et non concernée à ce titre par les nouveaux quotas de répartition de réfugiés et migrants que la Commission européenne présentera officiellement mercredi. (Kylie MacLellan; Danielle Rouquié pour le service français)

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  • M2931816 le mardi 8 sept 2015 à 19:20

    Une solution folle :interrompre le trafic ferroviaire une nuit et laisser les 3500 migrants s'engouffrer dans le tunnel pour rejoindre à pied la grande bretagne ;que se passera t il à l'arrivée de l'autre coté ?