Migrants : la bombe à retardement de la droite

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Les Républicains n'arrivent pas à trouver des positions communes dans la crise migratoire que traverse l'Europe.
Les Républicains n'arrivent pas à trouver des positions communes dans la crise migratoire que traverse l'Europe.

Tic-tac, tic-tac? Encore deux jours à tenir, à droite, avant la matinée de travail organisée par Les Républicains pour déterminer, enfin, une position commune sur les migrants. Quarante-huit heures difficiles en raison de la nervosité de certains maires, pas du tout d'accord pour se retrouver en première ligne dans l'accueil des réfugiés.

Après avoir vécu quelques jours éprouvants, où il fallait se renier sans en avoir l'air sur la question des quotas, l'Élysée et le gouvernement ont tenté, non sans succès, d'exporter le malaise chez leurs adversaires politiques. Bernard Cazeneuve, sans rien résoudre, a particulièrement bien joué tactiquement en invitant, dans une lettre largement diffusée, les maires à se rendre à une réunion samedi 12 septembre pour prendre leur part dans l'accueil des réfugiés. Il instaure ainsi, sans le dire vraiment, une sorte de quotas dans les quotas, où chaque collectivité est priée de participer, à sa mesure, à l'effort national.

Le piège s'est refermé. Sans parler du dérapage pathétique de Patrick Devedjian sur l'Allemagne, les juifs et les Arabes, les réactions, à droite, disent tout et leur contraire. D'un côté, le camp des modérés est incarné par Nathalie Kosciusko-Morizet, François Fillon ou Alain Juppé. « Nous avons à prendre une partie de la misère du monde », a déclaré ce dernier il y a une semaine sur  Europe 1. De l'autre, celui des maximalistes, parfois gênés aux...

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