Migrants-L'UE se penche sur une mission navale anti-passeurs

le , mis à jour à 12:47
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BRUXELLES, 18 mai (Reuters) - Federica Mogherini, porte-parole de la diplomatie européenne, a défendu lundi le projet de mission navale européenne destinée à viser les passeurs libyens qui font traverser la Méditerranée à des migrants, déclarant qu'un accord de l'UE en ce sens permettrait d'obtenir un mandat de l'Onu nécessaire à la réussite de l'opération. L'Union européenne souhaite capturer les passeurs et détruire leurs embarcations afin de mettre un terme à la crise des migrants, mais nombre de pays européens veulent un feu vert des Nations unies pour pouvoir passer à l'action. Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l'UE, qui se réunissent ce lundi, "vont prendre la décision de créer une opération maritime destinée à démanteler les réseaux criminels responsables d'un trafic humain en Méditerranée", a déclaré la Haute Représentante de l'UE pour la politique extérieure et de sécurité commune. "Lorsque nous aurons entériné une décision aujourd'hui, la question deviendra plus urgente et plus claire pour le Conseil de sécurité (de l'Onu)", a-t-elle dit aux journalistes à Bruxelles. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, appelle l'UE à franchir ce pas, en partie parce que des djihadistes du groupe Etat islamique (EI) pourraient "chercher eux aussi à se cacher, à se fondre parmi des migrants" dans le but de s'introduire en Europe. Cinquante et un mille migrants sont arrivés en Europe après avoir traversé la Méditerranée depuis le début de l'année, et sur ce total, 30.500 ont débarqué sur les côtes italiennes. Mille huit cents clandestins sont morts noyés en tentant la traversée, selon les chiffres du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Lors d'un sommet extraordinaire tenu le 23 avril dernier à Bruxelles sur la crise des migrants, les dirigeants européens se sont entendus pour "identifier, saisir et détruire les navires avant qu'ils ne soient utilisés par les passeurs". (voir ID:nL5N0XK3HZ ) Federica Mogherini s'est rendue ce mois-ci à New York pour rallier des soutiens à un projet de résolution élaboré par la Grande-Bretagne, la France, la Lituanie et l'Espagne qui permettrait à l'UE d'agir sous le chapitre 7 de la charte des Nations unies, lequel autorise le recours à la force pour rétablir la paix et la sécurité. (Robin Emmott; Eric Faye pour le service français)

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  • M5144843 le lundi 18 mai 2015 à 12:57

    Il serait temps...Ils sont lents comme des limaces...