Migrants-L'UE met la pression sur la Grèce

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    par Gabriela Baczynska et Tom Körkemeier 
    AMSTERDAM, 25 janvier (Reuters) - Les ministres de 
l'Intérieur de l'Union européenne, réunis lundi à Amsterdam, ont 
mis la pression sur la Grèce, fermement invitée à faire plus 
pour contrôler l'arrivée de migrants sur son sol et menacée par 
certains pays d'être exclue de l'espace Schengen. 
    Selon les chiffres publiés vendredi par Frontex, l'agence 
européenne des frontières, 108.000 migrants sont arrivés en 
Grèce en décembre, ce qui porte le total pour la Grèce à 1,04 
million en 2015, soit cinq fois plus que l'année précédente. 
    L'UE a pris l'an dernier des mesures, notamment financières, 
pour aider Athènes à faire face à cette situation mais de 
nombreux Etats membres jugent que le gouvernement grec n'a pas 
répondu à leurs attentes. Sur les cinq centres d'enregistrement 
des migrants ("hot spots") que la Grèce était censée mettre en 
place, un seul est aujourd'hui opérationnel. 
    "Si nous ne pouvons pas protéger la frontière extérieure de 
l'UE, la frontière gréco-turque, alors la frontière extérieure 
de Schengen sera déplacée vers l'Europe centrale", a averti la 
ministre autrichienne de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, à 
son arrivée à Amsterdam. 
    L'espace Schengen de libre circulation en Europe rassemble 
26 Etats, dont 22 sont membres de l'UE. Six pays ont décidé de 
rétablir momentanément des contrôles à leurs frontières. Il 
s'agit de l'Allemagne, de l'Autriche, de la France, du Danemark, 
de la Suède et de la Norvège. Ces contrôles peuvent rester en 
place jusqu'en mai. 
    Le ministre suédois de l'Intérieur, Anders Ygeman, a insisté 
pour que les "hot spots" prévus en Grèce et en Italie ne restent 
pas des voeux pieux. "Au bout du compte, si un pays ne remplit 
pas ses obligations, nous devrons limiter ses liens avec 
l'espace Schengen. Si vous ne contrôlez pas vos frontières, cela 
aura des conséquences sur la liberté de mouvement", a-t-il dit. 
     
    "AIDER LA GRÈCE" 
    L'exclusion d'un pays de l'espace Schengen est possible aux 
termes de l'article 26 de l'accord. En ce qui concerne une 
exclusion de la Grèce, l'Allemagne avait déjà évoqué une telle 
idée l'an dernier. 
    Le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires 
intérieures, Dimitris Avramopoulos, a toutefois souligné que 
cette possibilité n'avait pas été discutée. "Rien de cela n'a 
été proposé ou discuté. Ce que nous devons faire, c'est mieux 
gérer le contrôle de nos frontières extérieures. Il est évident 
que les Etats concernés doivent faire plus et nous sommes ici 
pour les y aider", a-t-il dit. 
    Le ministre luxembourgeois s'est prononcé contre une 
exclusion de la Grèce et son homologue allemand Thomas de 
Maizière a déclaré qu'il voulait préserver l'espace Schengen 
dans l'état actuel mais que le temps pressait. 
    D'après la réglementation de Schengen, les vérifications 
temporaires aux frontières internes peuvent être prolongées pour 
une période de deux années maximum. 
    Pour que cette disposition soit appliquée, les Etats de l'UE 
doivent être d'accord pour dire, sur recommandation de la 
Commission européenne, que des "insuffisances graves et 
persistantes" dans les contrôles aux frontières extérieures de 
Schengen mettent en péril l'existence même de l'UE. 
    La décision doit être approuvée à la majorité qualifiée par 
le Conseil européen des 28 chefs d'Etat et de gouvernement. 
 
 (Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français) 
 
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  • M5005891 il y a 11 mois

    plus d'argent pour ce pays qui siphonne le fruit de notre labeur et qui vit au dessus de ses revenus.que la grece ferme ses frontieres antierement, plus aucun migrants ne doit venir dans l'UE