Migrants : l'Europe reste divisée sur les réponses à apporter

le , mis à jour à 18:36
0
Migrants : l'Europe reste divisée sur les réponses à apporter
Migrants : l'Europe reste divisée sur les réponses à apporter

L'Union européenne (UE) n'a pas de réponse coordonnée face à l'afflux massif de migrants. L'été a vu arriver en Europe un nouveau flux de migrants à travers les Balkans, en plus de ceux qui affrontent les dangers d'une traversée de la Méditerranée ou tentent de pénétrer dans le tunnel sous la Manche dans ce qui constitue la plus grave crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale.

Le redéploiement des réfugiés dans les différents pays de l'Union européenne (UE) se heurte au manque de volonté de gouvernements qui cherchent à contenir l'influence grandissante de partis populistes ou d'extrême droite. Quant aux mesures visant à tarir à la source le flux des migrants, en Afrique ou au Moyen-Orient, elles sont dans l'impasse, car les turbulences dans la région privent l'Europe d'interlocuteurs stables. D'où des mesures unilatérales et radicales comme la construction par la Hongrie d'une clôture métallique le long de sa frontière avec la Serbie.

Gaz lacrymogène en Hongrie

«Nous devons travailler sur plusieurs fronts à la fois : répartir l'effort entre Européens, mieux contrôler les frontières extérieures, améliorer la coopération avec les pays de transit», estime un diplomate européen. L'UE n'a pourtant pas réussi à surmonter ses désaccords sur un plan de répartition des migrants par quotas pour alléger la pression sur l'Italie et la Grèce, en première ligne.

VIDEO. Hongrie : des centaines de migrants passent la frontière

Ces derniers jours, la police hongroise a notamment dû faire face à l'arrivée de 2 100 personnes en une journée. A partir du 5 septembre, le pays va d'ailleurs envoyer plus de 2 000 policiers à sa frontière avec la Serbie. Il s'agit de «chasseurs de frontière», selon la terminologie officielle. Cette annonce intervient alors que la police hongroise a tiré des gaz lacrymogènes sur un centre de migrants pour empêcher environ 200 d'entre eux de quitter le principal centre de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant