Migrants-L'armée hongroise va renforcer la police aux frontières

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BUDAPEST, 21 septembre (Reuters) - Le Parlement hongrois a autorisé lundi le gouvernement à déployer l'armée pour faire face à l'afflux de migrants. Une nouvelle loi, adoptée par 151 voix contre 12 et 27 abstentions, précise que les militaires peuvent tirer des balles en caoutchouc, des engins pyrotechniques et des grenades lacrymogènes pour repousser les migrants qui cherchent à entrer sur le territoire national, précise le site internet du Parlement. Le Premier ministre Viktor Orban a déclaré aux députés que la police n'avait pas les moyens d'assurer la sécurité aux frontières sans l'aide de l'armée. "Nous pouvons défendre notre frontière avec la Serbie", a-t-il dit, le long des 175 kilomètres où les Hongrois érigent une clôture de sécurité. "Nous pouvons aussi défendre la frontière avec la Croatie mais pour cela il faut que l'armée patrouille avec la police", a-t-il ajouté. "L'Europe est riche mais elle faible, c'est la plus dangereuse des combinaisons... Le résultat est catastrophique. Puisque l'Europe ne peut pas défendre ses frontières extérieures, les frontières intérieures se ferment à nouveau." "Nous devons repenser de nombreuses institutions et de nombreux traités européens. Mais en attendant nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Tant que les Etats européens ne sont pas capables d'agir de concert, chacun doit trouver les moyens de repousser cette terrible menace", a poursuivi le Premier ministre hongrois. Son gouvernement a fait publier des mises en garde dans des journaux des pays d'où partent les migrants. Au Liban, le journal An Nahar publie ainsi sur une page un avertissement en arabe et en anglais: "Les Hongrois sont des gens accueillants mais les mesures les plus rigoureuses sont prises contre ceux qui tentent d'entrer illégalement dans le pays". "Franchir illégalement la frontière est un crime passible de la prison. N'écoutez pas les passeurs. La Hongrie n'autorisera pas les migrants illégaux à traverser son territoire." (Marton Dunai avec Krisztina Fenyo à Budapest et Sylvia Westall à Beyrouth , Guy Kerivel pour le service français)

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