Migrants-Hollande évoque des sanctions contre les pays rétifs

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PARIS, 22 septembre (Reuters) - François Hollande a laissé entendre mardi soir que les Etats européens hostiles à l'accueil de migrants, comme la Hongrie ou la Slovaquie, s'exposeraient à des sanctions s'ils n'appliquaient pas le plan de répartition de l'UE. Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont adopté mardi à Bruxelles à la majorité qualifiée un "programme de relocalisation" de 120.000 migrants au sein de l'espace communautaire. La République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie ont voté contre. ( ID:nL5N11S43K ) En marge d'un déplacement à Londres et à la veille d'un Conseil européen extraordinaire consacré à la crise migratoire, le président français les a mis en garde. "Il y a des règles en Europe : quand on ne respecte pas le droit de la concurrence, le Pacte de stabilité, il y a des sanctions, ça existe, et donc ces pays se mettraient dans des situations où forcément, ce qu'ils reçoivent de l'Europe, ne viendra plus", a-t-il déclaré à des journalistes. "On ne peut pas demander à l'Europe un soutien et refuser à l'Europe une solidarité. (...) Quand on est dans l'Union européenne, on ne vient pas simplement pour avoir des avantages, on vient aussi pour prendre sa part", a-t-il souligné. Il y a une semaine, le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, avait évoqué des sanctions financières à l'encontre des Etats récalcitrants. La chancelière allemande, Angela Merkel, avait souhaité en contrepoint que "l'esprit européen" vienne aux membres de l'UE sans l'entremise de "menaces". (Sophie Louet)

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