Migrants : Fabius outré par l'attitude de certains pays d'Europe de l'Est

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Migrants : Fabius outré par l'attitude de certains pays d'Europe de l'Est
Migrants : Fabius outré par l'attitude de certains pays d'Europe de l'Est

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, juge « scandaleuse » l'attitude de certains pays de l'est de l'Europe face à la crise des réfugiés. « Quand je vois un certain nombre de pays d'Europe qui n'acceptent pas les contingents (de répartition des exilés, instaurés par la Commission européenne, NDLR), je trouve ça scandaleux », a-t-il déclaré sur Europe 1, Le Monde et iTélé, en précisant que ces pays se trouvent « dans l'est de l'Europe ». Le chef de la diplomatie française vise notamment la Hongrie, qui, en érigeant des remparts de grillage à sa frontière, « ne respecte pas les valeurs communes de l'Europe ».

Pour lui, il faut « bien sûr » que la Hongrie démantèle ce mur et que l'Union européenne ait « une discussion sérieuse et sévère » avec les dirigeants hongrois. Il faut aussi revenir au règlement de Dublin, qui prévoit que le pays d'entrée dans l'UE d'un demandeur d'asile est celui qui doit examiner sa demande. « Si on réfléchit à l'échelle de l'Europe, il faut revenir à Dublin », a estimé l'ancien Premier ministre.

VIDEO. «La Hongrie ne respecte pas les valeurs de l'Europe» 

Alors que Paris agit, avec Berlin et Londres, pour qu'un sommet européen réunisse dans les jours qui viennent tous les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne sur la question des migrants, « avec messieurs Juncker et Tusk », a-t-il confirmé, Laurent Fabius souhaite « que l'ensemble de l'Europe prenne ses responsabilités » et rapidement. « Ce qui est insupportable, c'est quand on annonce des décisions qui ne sont pas appliquées ».

En préambule, le ministre des Affaires étrangères avait souhaité plus d'humanité et de recul dans la manière de parler du dossier des migrants. « Il faut garder à l'esprit que ce sont des hommes, des femmes, des enfants, et parfois la façon dont on en parle me choque », et « les responsables politiques ne sont ...

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