Migrants en Europe : le grand marchandage

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Des Syriens fuient les combats en forçant le passage à la frontière turque le 14 juin 2015. (Illustration).
Des Syriens fuient les combats en forçant le passage à la frontière turque le 14 juin 2015. (Illustration).

11 jours. C'est ce qu'a demandé Jean Asselborn, le ministre luxembourgeois à la tête du Conseil des affaires intérieures, jeudi 9 avril, pour négocier la répartition volontaire entre les pays de l'Union de quelque 40 000 migrants. Il y a une semaine, lors d'un sommet électrique, où les cris et les insultes avaient fait florès entre les chefs d'État, les dirigeants avaient enterré la proposition de la Commission, faite le 27 mai, d'un système de quotas, obligatoire, contraignant les États en fonction de leur population, de leur PIB et des efforts déjà consentis, à prendre en charge quelque 40 000 demandeurs d'asile débarqués d'Italie et de Grèce.

Des pays « exemptés » de participation

Onze jours ne seront peut-être pas suffisants  pour parvenir à une répartition sur la base du volontariat. Car les positions divergent toujours. Dans une déclaration commune, après une réunion consacrée à Luxembourg, les responsables allemand et français de l'Intérieur se sont engagés à respecter les chiffres fixés par la Commission dans sa proposition, soit à la décimale près : 6 752 demandeurs d'asile pour la France et 8 763 pour l'Allemagne, pas plus. L'Espagne comme l'Autriche n'auraient à l'inverse même pas donné de chiffres, le ministre espagnol de l'Intérieur, Jorge Fernández Díaz déclarant au début du conseil qu'il fallait d'abord évaluer les capacités de son système d'accueil. Une argumentation utilisée également...

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