Migrants de Calais : les associations pas convaincues par les renforts policiers

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Migrants de Calais : les associations pas convaincues par les renforts policiers
Migrants de Calais : les associations pas convaincues par les renforts policiers

Ils viennent de Somalie, d'Erythrée, d'Irak ou de Syrie...Depuis la fin de l'été, le nombre de migrants à Calais a presque doublé. Alors qu'ils étaient environ 1 500 il y a encore quelques semaines, la préfecture du Pas-de-Calais en dénombre aujourd'hui «entre 2 200 et 2 300 migrants» sur Calais et ses alentours. Cet afflux de migrants qui cherchent, par tous les moyens à traverser la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne, leur Eldorado, créer des tensions. Ces derniers jours des heurts ont eu lieu entre éthiopiens et érythréens qui tentaient de prendre d'assaut les poids lourds qui attendent d'embarquer sur des ferrys en partance pour l'Angleterre. 

«Des heurts entre mafias»

Jointe par Le Parisien.fr, Claudine Gilles, bénévole au sein de l'association Salam d'aide aux migrants explique que ces heurts qui ont eu lieu ces trois derniers jours à Calais, «sont des bagarres uniquement entre mafias qui cherchent à prendre le contrôle». L'afflux de migrants fait leurs beaux jours, explique-t-elle. «C'est 1000 euros minimum pour passer. Alors plus ils sont nombreux à vouloir aller en Angleterre, plus les passeurs et les mafias, qui existent même parmi les migrants, sont attirés.» 

Elle qui côtoie chaque jour des migrants pour leur donner des repas, assure que les distributions se passent globalement dans le calme, même si début octobre, l'association avait été contrainte d'en annuler une un lundi soir. Une poignée de migrants avait alors refusé de manger le repas qui leur était offert sur fond de lutte de pouvoir. «Les migrants sont là et cherchent plutôt à se faire oublier» affirme-t-elle.

Si mercredi, des échauffourées ont éclaté dans Calais même, forçant la police à s'interposer, alors que des clandestins venaient s'approvisionner dans des magasins discount, Claudine Gilles, elle, ne constate pas une hausse de l'insécurité. «Une petite frange de la population en a marre. Mais la situation n'est ...

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