Migrants, blocage du port : les plaies de Calais

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Le 31 juillet, les marins de SeaFrance bloquent l'accès au port de Calais 
Le 31 juillet, les marins de SeaFrance bloquent l'accès au port de Calais 

Cinquante millions d'euros pour « compenser les pertes économiques » dues à la présence des migrants : c'est ce qu'a demandé fin juillet, sans plus de détails, la sénatrice-maire de Calais Natacha Bouchard (Les Républicains) au gouvernement britannique. Une demande de pure forme : « Je sais très bien que personne ne va me faire un chèque », confie l'intéressée. Ce chiffre, qu'elle-même juge aléatoire ? « j'aurais pu dire 10 ou 20 » ?, est plus un effet d'annonce qu'une réelle attente. En effet, les conséquences négatives qu'auraient les migrants sur l'économie de la ville sont difficilement estimables.

La maire impute aux candidats au départ pour l'Angleterre les pertes d'emplois provoqués par le départ de deux entreprises. Dans le premier cas, celui du groupe de logistique GEFCO, les émigrés se seraient accrochés aux véhicules de l'entreprise circulant dans la ville à faible allure ; dans le second, celui de l'usine Tioxide, la société aurait été victime pendant plusieurs années du squat des Dunes, qui regroupait entre 800 et 1 000 migrants. Les deux entreprises, de leurs côtés, invoquent avant tout des raisons financières. L'entreprise Walon spécialisée dans le transbordement de voitures, voyant son principal client GEFCO partir, devrait d'ici peu fermer ses portes.

Colère dans le port

De fait, la présence des migrants est loin d'expliquer à elle seule les...

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  • M9782082 le jeudi 6 aout 2015 à 17:18

    @SM7: L'AME est tout bonnement et simplement à abolir. Notre système social a déjà bien assez à faire avec les Français en réelle difficulté et ceux qui en abusent impunément…

  • g.cado le jeudi 6 aout 2015 à 17:17

    Je propose de créer une taxe destinée à l'aide à l'intégration des migrants en France. Cette taxe d'un montant de 10% des plus-values, devrait s'appliquer à tout contrat d'assurance-vie et tout PEA ouvert depuis 2008. Un peu de solidarité ne ferait pas de mal.

  • lorant21 le jeudi 6 aout 2015 à 17:05

    Les syndicats de l'ex-SeaFrance ont mis en marche le dispositif d'auto-destruction. Comme dans le port de Marseille, la presse nationale, AirFrance ou l'AFP. La politique du pire a encore de beaux jours devant elle.

  • SM7 le jeudi 6 aout 2015 à 16:54

    soit encore, dans le cas d'une personne née de parents immigrés sur le territoire national, parce que la demande de naturalisation n'a pas été effectuée à l'acquisition de la majorité légale (un autre cas, rare, peut se présenter dans le cas d'une dénationalisation).Malgré le caractère illégal de leur séjour, les étrangers en situation irrégulière bénéficient de certains droits1, comme en France, l’aide médicale d'État2 (AME)