Migrants : après la démission d'un maire, la préfecture de l'Hérault calme le jeu

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Migrants : après la démission d'un maire, la préfecture de l'Hérault calme le jeu
Migrants : après la démission d'un maire, la préfecture de l'Hérault calme le jeu

Alors que le démantèlement de la Jungle de Calais va débuter, Michel Issert, le maire de Saint-Bauzille-de-Putois (Hérault) a annoncé, vendredi, sa démission pour protester contre la décision de l'Etat d'héberger prochainement 87 migrants dans cette petite commune cévenole de 1 800 habitants.

 

Il a estimé «inadmissible» ces jeunes majeurs célibataires sur un total de 207 migrants qui doivent arriver prochainement dans l'Hérault. L'édile de la commune, située à 40 km au nord de Montpellier, refuse cette décision qui lui a été annoncée, selon lui, «sans aucune concertation préalable». Dans un courrier envoyé à le préfecture, il dénonce un «camouflet» et se dit inquiet sur de possibles «troubles à l'ordre public.»

Un centre d'accueil prévu pour neuf mois

Face à cette situation, la préfecture de l'Hérault a entrepris, samedi, des discussions pour «apaiser la situation». «Des négociations sont en cours sur le nombre de migrants prévus, qui cristallisait les tensions», explique la préfecture en assurant que le maire «a toujours dit que sa commune était une terre d'accueil.» 

 

Un Centre d'accueil et d'orientation (CAO) doit être installé pour une durée de neuf mois dans les locaux du centre de pleine nature des Lutins cévenols. Il sera géré par l'association SOS Solidarités. Cependant, aucune date n'a été fixée pour l'arrivée des migrants et ne devrait intervenir que «dans quelques semaines.»  

 

En attendant, si la démission du maire devra, pour être effective, être notifiée par lettre recommandée au préfet qui a un délai d'un mois pour l'accepter, Michel Issert a écrit à ses administrés pour signifier sa position. Il a par ailleurs mis à leur disposition une «urne en mairie» pour que les habitants «puissent donner leur avis». Toutefois l'élu refuse de parler de référendum comme Robert Ménard à Béziers.

 

Début octobre, plusieurs communes ont manifesté ...

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  • Spartaku il y a un mois

    La droite : scandaleux la jungle de Calais , il faut démanteler au plus vite ... La Gauche : ok on démantèle ... La droite : scandaleux le démantèlement de la jungle de Calais , on refusera tout réfugié dans nos communes .... picétou ..... Comprenne qui pourra !!

  • M898407 il y a un mois

    Ce démantèlement est organisé en dépit du bon sens et sans prendre en compte, évidemment, les attentes des migrants concernés ! Encore une belle performance de l'administration en perspective....

  • opelin il y a un mois

    A quelques mois de la présidentielle c'est du pain béni pour Marine !!!