Migrants : adieu la «jungle» de Calais

le , mis à jour à 10:00
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Migrants : adieu la «jungle» de Calais
Migrants : adieu la «jungle» de Calais

C'est un bruit qui emplit la nuit finissante. Des dizaines de valises dont les roulettes grattent de concert le bitume de la rue des Garennes. Il est 7 heures, et « le sas », cette gare routière éphémère créée aux abords de la « jungle », n'est pas encore ouvert. Mais déjà la file d'attente s'y étire dans l'obscurité.

 

Hier matin, le bidonville de Calais s'est éveillé pour la première de ses dernières journées. Par grappes, les Subsahariens, et notamment les Soudanais, l'ont quitté. « Il semble qu'ils se soient organisés, commente un officiel, et que les responsables de communautés aient convenu qu'eux partiraient en priorité, suivis ce mardi des Afghans. »

 

Suleyman, originaire du Darfour, était hébergé au centre d'accueil provisoire (CAP), ces 1 500 places dans des conteneurs que l'Etat réserve désormais aux mineurs isolés, quand les autres migrants sont fermement invités à rallier en bus les 450 centres d'accueil mis à leur disposition à travers la France. Une dernière étreinte avec une bénévole qui esquisse une larme, et l'homme se dirige vers son nouveau destin sans un regard en arrière. Pour Kariem, un autre Soudanais, quitter le bidonville est, à l'inverse, un crève-coeur. « Mon pays ? Je l'ai oublié, s'agace-t-il, la mine grave. Le seul pays que j'ai, c'est celui où je vis : cette jungle dont je ne veux pas partir, même si mes conditions y sont celles d'un animal. »

 

VIDEO. Calais : le premier car de migrants a quitté la Jungle

 

Ils sont quelques-uns à exprimer leur dépit. A l'instar de cet Afghan errant dans les allées, enroulé dans une couverture, faute de mieux. « Prendre le bus, ce serait faire marche arrière. Non, moi, je vais aller à Paris. Au moins, je connais », précise-t-il, sans prendre conscience du paradoxe de ses propos.

 

 

Un doigt pointé au hasard sur une carte de France

 

La majorité, en revanche, entame plutôt avec ...

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  • M4709037 il y a 3 mois

    attendons les retours à ... Calais. Ce n'est pas la fin de l'histoire.

  • M1945416 il y a 3 mois

    la moitié des agriculteurs ont moins de 400 € de revenu mensuel, ils vont -être content de voir que des illégaux , sont logé nourris soigné bichonnés par nos politiciens , alors que eux crè vent à petit feu

  • nayara10 il y a 3 mois

    Dans les villages ,il y a beaucoup de gens qui vivent avec le niveau RSA sinon moins .Ils s'accrochent à leur culture .Là ,on verra comment les choses vont tourner....

  • M2687570 il y a 3 mois

    Entendre les premiers maires des villes d'accueil lancer des welcome avec l'accent fait plaisir à entendre après les aboyeurs