Migrants : à Forges-les-Bains, la colère gronde

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Migrants : à Forges-les-Bains, la colère gronde
Migrants : à Forges-les-Bains, la colère gronde

Manifestations, pétition, invectives. A Forges-les-Bains, commune de l'Essonne de 3 700 habitants, l'arrivée récente de 44 migrants afghans ne s'est pas déroulée sans heurts. Une partie du site destiné à les accueillir a même été incendié il y a un mois. Depuis, réunions et conseils municipaux houleux se succèdent. Un collectif, actif sur le site Forgeonslavenir.com, qui demande que le nombre d'hommes accueillis soit limité, est plus actif que jamais. Aujourd'hui encore, il organise une manifestation devant l'école.

 

« Les gens sont en colère mais ça va un peu loin, estime le gérant de l'unique bar de la ville. On loge les migrants pas loin d'un établissement scolaire. C'est ce qui semble choquer le plus ici. » C'est en effet l'argument principal avancé par le collectif, qui a lancé une pétition en ligne. Intitulée « Non au centre d'accueil des migrants à Forges-les-Bains dans ces conditions ! », cette consultation a recueilli pour l'heure 2 291 soutiens. « On demande qu'on s'arrête à 44 migrants ! » clame désormais un membre de ce collectif.

 

« Les attentats de Paris sont pour beaucoup dans cette peur des migrants », ajoute un retraité qui vit dans la petite commune. « La France a les moyens d'accueillir ces personnes, pense un autre habitant. Le problème à Forges, c'est que tous ces hommes sont concentrés sur un même lieu en plein centre-ville. » Et de citer en exemple la ville voisine de Bonnelles (Yvelines), qui héberge 80 migrants « un peu à l'écart de la commune », sans que cela fasse aucune vague.

 

 

 

Les CAO, c'est quoi ?

164 CAO, centres d'accueil d'orientation, ont été créés par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve depuis novembre 2015. Ils sont gérés par des associations conventionnées par l'Etat. Il s'agit de petites structures dans lesquelles les migrants sont orientés temporairement, le temps pour eux d'effectuer les démarches de ...

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