Migrants : «30 000 passeurs» à neutraliser selon Europol

le , mis à jour à 14:09
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Migrants : «30 000 passeurs» à neutraliser selon Europol
Migrants : «30 000 passeurs» à neutraliser selon Europol

En pleine crise des migrants, la lutte contre les 30 000 passeurs suspectés de traite humaine devient une priorité pour les autorités européennes. «C'est notre première priorité, aucun doute, non seulement pour Europol, mais pour tous les Etats membres de l'UE», explique Robert Crepinko, responsable de la lutte contre les réseaux de crimes organisés au sein de l'Office européen de police. Non seulement le trafic d'êtres humains fait courir un risque immense aux candidats à l'exil, mais il représente aussi un «immense défi pour tous les Etats membres, aussi bien sur le plan humanitaire que sur celui de la sécurité», ajoute le responsable d'Europol.

Les gangs de trafiquants, qui brassent des milliards de dollars, font venir en Europe des réfugiés fuyant la guerre et la pauvreté qui sévissent en Syrie, en Afghanistan, en Erythrée ou en Somalie. En juillet, l'Union Européenne a lancé une opération d'envergure contre les passeurs en mer Méditerranée, récoltant tout d'abord des renseignements avant de se préparer à agir militairement, en principe dans les semaine à venir, contre des bateaux de trafiquants, principalement au large des côtes libyennes.

Des réseaux de différents nationalités et religions

Depuis mars, les autorités européennes ont ainsi identifié dans toute l'Europe quelque «30.000 suspects», dont 3.000 opèrent en Méditerranée. Certains de ces passeurs sont originaires de pays non membres de l'UE avec lesquels Europol échange des informations. Ces trafiquants de différentes nationalités et religions collaborent au cas par cas, selon les besoins et là où il y a de l'argent à gagner. Le patron d'Europol cite l'exemple d'un réseau de seize passeurs démantelé récemment en Grèce, comprenant deux Roumains, deux Egyptiens, deux Pakistanais, sept Syriens, un Indien, un Philippin et un Irakien. Ce gang, qui a gagné près de 7,5 millions d'euros en quelques mois, faisait passer des Syriens de ...

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