Migaud juge la situation des retraites complémentaires «préoccupante»

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VIDÉO - Avec les réserves des régimes de l'Agirc et de l'Arrco qui s'amenuisent, il existe « un risque » que les pensions soient réduites, selon le premier président de la Cour des comptes.

Les retraites complémentaires des cadres et des salariés Agirc et Arrco se trouvent dans une «situation financière préoccupante», a estimé, jeudi, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud. Et ce, «malgré un pilotage passé plus rigoureux que celui du régime général», a-t-il déclaré lors de la présentation du rapport de la Cour sur les retraites complémentaires (nos éditions du 16 décembre). En effet, les réserves des deux régimes s'amenuisent à vitesse grand V, en particulier celles de l'Agirc (cadres) qui sera à sec dès 2018. Les partenaires sociaux, qui gèrent ces régimes, sont conscients des enjeux et doivent se retrouver en février pour négocier des mesures de redressement afin de trouver plus de 5 milliards par an à horizon 2018.

«Tous les leviers disponibles doivent être étudiés, si délicats soient-ils», a martelé Didier Migaud. Car si rien n'est fait, il existe «un risque» que les pensions soient réduites. La Cour liste donc les «leviers» à disposition du patronat et des syndicats, à commencer par une fusion des régimes Agirc et Arrco. Les réserves du second étant plus fournies que celles du premier, cela permettrait d'abord de gagner du temps. Les partenaires sociaux ne doivent pas non plus exclure de reporter l'âge de départ à la retraite au-delà des 62 ans en vigueur (en 2017) dans le régime général. «Exclure a priori le fait de différer les départs en retraite limiterait les marges de manœuvre des partenaires sociaux», argumente la Cour.

«Les partenaires sociaux ont fait eux-mêmes le constat de perspectives financières préoccupantes et du rapprochement des échéances, pour le régime Agirc notamment», ont réagi jeudi les gestionnaires des régimes dans un communiqué. Lors de leurs travaux préparatoires, «aucune question n'a été éludée», ont-ils précisé. Entre autres études, une simulation du report de l'âge de départ a été menée à la demande du Medef. Une autre, à la demande de la CGT, a porté sur une hausse des cotisations.

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