Midea n'ira pas au-delà de 49% de Kuka-sources allemandes

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    BERLIN, 14 juin (Reuters) - Midea Group  000333.SZ  ne veut 
pas monter à plus de 49% du capital de Kuka  KU2G.DE , le 
fabricant allemand de robots industriels, et revendra les 
actions qu'il pourrait acquérir au-delà de ce seuil, a-t-on 
appris mardi auprès de sources gouvernementales allemandes. 
    L'annonce des visées du fabricant chinois d'électroménager 
sur Kuka a suscité une polémique en Allemagne où l'on s'inquiète 
de voir des fleurons européens des technologies industrielles 
passer sous pavillon chinois. 
    Midea a fait part de son intention de prendre au moins 30% 
de Kuka, seuil à partir duquel il serait tenu de lancer une OPA 
sur l'ensemble du capital, conformément à la réglementation 
allemande. 
    Selon les sources gouvernementales, ne pas dépasser les 49% 
permettrait à Kuka de conserver un actionnaire allemand de 
référence. 
    Kuka, qui est détenu à 25% par le groupe d'ingeniérie Voith 
et à 10% par l'homme d'affaires Friedhelm Loh, s'est refusé à 
tout commentaire. 
    Midea de son côté a indiqué que sa participation serait 
fonction du taux d'acceptation de son offre. "Midea a clairement 
fait part de son intention d'avoir une participation 
significative, au-delà de 30%. Le niveau définitif de notre 
participation dépendra du niveau de réponse des actionnaires de 
Kuka à notre offre", a déclaré le groupe chinois dans un 
communiqué. 
    L'action Kuka perd 2,78% à 103,05 euros vers 10h20 GMT à la 
Bourse de Francfort, l'une des plus fortes baisses de l'indice 
MDax  .MDAXI  des valeurs moyennes qui recule pour sa part de 
1,1%. Midea prévoit d'offrir 115 euros pour chaque action Kuka 
dans le cadre de son OPA de 4,5 milliards d'euros annoncée le 18 
mai.   
    Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a appelé 
de ses voeux une contre-offre européenne pour Kuka mais aucun 
prétendant ne s'est manifesté. En visite à Pékin lundi, la 
chancelière Angela Merkel a dit que son pays était ouvert aux 
investissements chinois à condition de pouvoir bénéficier des 
mêmes conditions d'investissement en Chine. 
 
 (Rédaction de Berlin avec Irene Preisinger à Munich, Véronique 
Tison pour le service français) 
 

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