Microcrédit : Yunus dénonce les dérives

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En conflit avec les autorités du Bangladesh, le prix Nobel défend sa banque menacée.

Évincé le 2 mars dernier, par le gouvernement du Bangladesh, de la Grameen Bank, qu'il avait fondée en 1983, Muhammad Yunus ne désarme pas. Le prix ­Nobel de la paix, qui a rencontré mardi soir à Paris la ministre française de l'Économie, Christine Lagarde, à l'occasion de la sortie en France de son livre Pour une économie plus humaine, dénonce les dérives du microcrédit dans le monde.

Il attend le 2 mai prochain l'ultime verdict de la Cour suprême qui dira s'il peut ou non continuer à exercer son mandat. Mais une commission d'enquête nommée par l'État juge que la Grameen Bank est un «énorme conglomérat» dont l'expansion est en «inadéquation avec les règles originelles» de la banque et qu'elle a «besoin d'un nouveau cadre juridique».

«Dès que l'on brasse de l'argent on crée des polémiques», reconnaît Muhammad Yunus. «Mais la Grameen Bank est là pour rendre des services financiers aux plus pauvres, et notamment pour aider les femmes plus vulnérab

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