Michel Sapin soutient un "nouveau contrat" avec la Grèce

le
0
Yanis Varoufakis et Michel Sapin, très souriants, s'apprêtent à donner leur conférence de presse, dimanche soir, après leur première rencontre.
Yanis Varoufakis et Michel Sapin, très souriants, s'apprêtent à donner leur conférence de presse, dimanche soir, après leur première rencontre.

La rencontre était très attendue. Michel Sapin et son homologue grec aux Finances, Yanis Varoufakis, ont affiché leur entente dimanche soir à Paris, lors d'une conférence de presse commune. Prévu lundi, l'entretien de plus d'une heure et demie a été avancé, à la demande du ministre grec : il était visiblement temps de rassurer les Européens sur ses intentions.

La semaine dernière, le nouveau gouvernement grec d'Alexis Tsipras avait donné l'impression d'être prêt à aller au clash avec ses créanciers. Yanis Varoufakis avait jeté un froid en lâchant à la fin de sa conférence de presse commune avec le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, qu'il ne voulait plus dialoguer avec la "commission branlante" de la troïka, cet organe à trois têtes (BCE, FMI, Commission européenne) chargé de la bonne application des mesures imposées par les créanciers de la Grèce en échange de son aide financière.

"Il est légitime que le gouvernement grec se préoccupe du poids de la dette" (Sapin)

Il a changé de ton dimanche soir, devant la presse, à l'issue d'un long entretien de plus d'une heure et demie avec Michel Sapin. Il faut dire que le ministre français lui a généreusement tendu la main. "Lorsqu'un pays a à supporter une dette de 175 % par rapport à son PIB, ce ne peut pas être un sujet anodin. Il est bien légitime que le gouvernement grec se préoccupe du poids de cette dette et cherche, dans des conditions qui...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant