Michel Sapin se dit favorable au principe de la CSG progressive

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La fiscalité en France
La fiscalité en France

PARIS (Reuters) - Le ministre du Travail, Michel Sapin, s'est dit mardi favorable au principe d'une progressivité de la contribution sociale généralisée (CSG), à l'instar de l'impôt sur le revenu, dans le cadre de la réforme fiscale envisagée par le gouvernement.

Une proposition contre laquelle s'est immédiatement élevé le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon.

Michel Sapin a rappelé sur RTL que la CSG rapportait plus à l'Etat que l'impôt sur le revenu, "qui est relativement juste parce qu'il est progressif".

"Quand la CSG c'était un tout petit peu, ce n'était pas grave ; aujourd'hui, la CSG, c'est beaucoup, plus que l'impôt sur le revenu", a-t-il poursuivi.

Il a estimé que la difficulté de l'instauration d'une CSG progressive résidait dans les "détails, les conséquences".

Pour 2013, l'Etat prévoit 68,8 milliards d'euros de recettes sur l'impôt sur le revenu et 74,7 milliards de recettes issues de la CSG, laquelle finance la protection sociale.

Le financement de la Sécurité sociale a été lundi au centre des discussions entre le Premier ministre et les partenaires sociaux, lors des premières consultations sur une remise à plat de la fiscalité, que Jean-Marc Ayrault souhaite engager dès 2014.

Un projet soutenu par Michel Sapin, selon qui cela doit aussi valoir pour le ministre des Finances, Pierre Moscovici, qui avait émis des réserves sur une réforme de la fiscalité avant que Jean-Marc Ayrault ne décide d'ouvrir ce chantier.

"Tous les ministres de Bercy seront les acteurs de ce débat d'abord, des choix ensuite, et donc de la réforme", a dit le ministre du Travail.

Mais pour le secrétaire général de la CGT, "il faut que Michel Sapin s'occupe de ses affaires".

"Il a suffisamment à faire avec le travail sans s'occuper de la fiscalité", a déclaré Thierry Lepaon sur France Info.

Il estime pour sa part que la CSG est "une taxe injuste" parce que le même taux est appliqué à tous les contribuables, qu'ils soient salariés ou non, chômeurs, retraités, riches ou pauvres. "Nous pensons aujourd'hui qu'il y a trop de taxes (...) Nous souhaitons un impôt sur le revenu progressif et une baisse sensible des taxes", a-t-il souligné.

Son homologue de la CFDT, Laurent Berger, interrogé par France Inter, a estimé pour sa part qu'il fallait d'abord se mettre d'accord sur "les grands principes" - qui paye, comment et à quoi cela sert - avant d'entrer dans la technique.

Reçue à Matignon mardi, l'UNSA a en revanche pris une position plus ferme en faveur d'une CSG progressive.

"Nous serions (...) favorables à ce qu'il y ait un peu plus de progressivité dans la CSG, cela existe pour les retraités, pourquoi est-ce que cela n'existerait pas pour l'ensemble des taux de CSG?", s'est interrogé devant la presse le secrétaire général du syndicat Luc Bérille.

"C'est de ce côté-là qu'il faut travailler", a-t-il conclu.

Marion Douet, avec Emmanuel Jarry et Julien Ponthus, édité par Sophie Louet

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  • cata95 le mardi 26 nov 2013 à 13:56

    et en quoi l'impot progressif est il plus juste qu'un taux egal pour tous ?Désolé mais je ne n'adhere pas. Si l'impot, comme il l'est actuellement, est progressif pour "lisser" les ecarts de revenus et d'effort, a quoi bon esayer de progresser et gagner plus ? Autant rester au RSA et cumuler les aides !

  • WTEG22 le mardi 26 nov 2013 à 13:46

    La CSG, pour continuer d'être acceptée, doit être proportionnelle : le même taux pour tous. Mais elle va de pair avec une baisse des dépenses publiques, et là, cela demande plus d'intelligence et de courage que de recourir à la facilité de la hausse de la pression fiscale, encore et encore !! ...

  • mucius le mardi 26 nov 2013 à 13:37

    Dépêchez-vous de fuir ce pays!

  • M7403983 le mardi 26 nov 2013 à 13:22

    M860, c'est beaucoup plus compliqué que cela. Jospin a bénéficié du travail fait en partie par Juppé. Cela lui à permis après cette fameuse dissolution (ou la droite était KO) de redistribuer du pouvoir d'achat aux travailleurs, donc le PIB a augmenté, et de ce fait le taux des prélèvements a pu quelque peu baisser (à mi parcours d'ailleurs) !! Il faut voir tous les paramètres effectivement : PIB, conjoncture internationale (ECO et GEO-POLITIQUE) ...

  • brinon1 le mardi 26 nov 2013 à 13:07

    LE MASQUE EST TOMBE, fuyez pour ceux qui ne l'on pas fait, Résistez pour les autres.

  • M8603854 le mardi 26 nov 2013 à 13:06

    Manque l'évolution du PIB pour que le graphique ait du sens. Jospin n'a pas baissé les impôts, que je sache!

  • M7403983 le mardi 26 nov 2013 à 13:06

    Ce graphique parle de lui-même !! Les hausses avec les noms dessous, on ne peut pas mieux. C'est pas moi qui le dit mais le ministère des Finances ... alors si avec cela il y a encore des neuneus socialos qui n'ont pas compris !! Ils voudrons quoi encore ... peut-être fermer totalement la boutique France ???

  • JERIKAE2 le mardi 26 nov 2013 à 12:57

    toujours favorable aux hausses ces gros pleins de soupe

  • M4841131 le mardi 26 nov 2013 à 11:16

    En 2009, Jean-Marc Ayrault a été classé deuxième au palmarès des as du cumul de mandats publié par le journal Le Monde.

  • M4841131 le mardi 26 nov 2013 à 11:15

    Encore plus de conseillers dans les ministères !Les cabinets ministériels continuent leur inflation de personnels. En dépit de promesses déjà anciennes des gouvernements. Une hausse de 10 % en un an !La parution de la 27e édition du Guide du pouvoir (éditions du Pouvoir) permet de débusquer un mensonge supplémentaire de l'exécutif.