Michel Sapin relaie à son tour le message de modération fiscale

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MICHEL SAPIN RELAIE À SON TOUR LE MESSAGE DE MODÉRATION FISCALE
MICHEL SAPIN RELAIE À SON TOUR LE MESSAGE DE MODÉRATION FISCALE

PARIS (Reuters) - Le ministre français du Travail, Michel Sapin, a relayé à son tour le message de modération fiscale porté par plusieurs membres du gouvernement dans la foulée du chef de l'Etat, même si les prélèvements obligatoires augmenteront encore l'an prochain.

Il a jugé lors de l'émission Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro qu'il fallait éviter au maximum de peser sur la compétitivité des entreprises, en général et dans le cadre de la réforme des retraites. Il faudrait, à ses yeux, faire attention à l'impact sur la consommation des ponctions sur le pouvoir d'achat des ménages.

Pour 2014, "il faut s'orienter vers le moins possible d'appel à des recettes supplémentaires de manière à ce qu'en 2015, on stabilise et qu'au-delà on diminue la pression fiscale", a-t-il dit.

"Sur le dossier des retraites, à court terme on ne peut pas s'en sortir sans avoir un financement supplémentaire", a-t-il ajouté. "Est-ce que ceci doit avoir des conséquences sur la compétitivité des entreprises ? Il vaut mieux éviter."

Alors qu'à la veille de la présentation des premiers arbitrages aux partenaires sociaux, le doute persiste sur la hausse des prélèvements, il a souligné qu'une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) ou des cotisations avaient chacune des avantages et des inconvénients.

"La CSG, c'est une ponction sur le pouvoir d'achat. S'il y a (des hausses) des cotisations, ça peut poser un problème aux entreprises", a-t-il dit. "Donc rien n'est simple dans ce dispositif et donc il faut bien peser, et l'avis qui sera donné par les partenaires sera important", a-t-il ajouté.

Le président François Hollande a dit le 14 juillet qu'il recourrait "dans l'idéal, le moins possible" à des hausses d'impôts en 2014 et le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, s'est dit "très sensible à ce ras-le-bol fiscal".

Le gouvernement prévoit pour l'instant d'augmenter de 6 milliards d'euros les prélèvements l'an prochain.

Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Loup Fiévet

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