Michel Sapin note des progrès dans le dossier BNP Paribas

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MICHEL SAPIN ÉVOQUE DES SANCTIONS PLUS ÉQUITABLES CONTRE BNP PARIBAS
MICHEL SAPIN ÉVOQUE DES SANCTIONS PLUS ÉQUITABLES CONTRE BNP PARIBAS

PARIS (Reuters) - Des progrès ont été faits pour que les sanctions de la justice américaine contre BNP Paribas soient plus équitables, a déclaré dimanche le ministre des Finances, Michel Sapin.

La banque risque jusqu'à 10 milliards de dollars d'amende pour avoir réalisé des transactions en dollars avec des pays placés sous embargo américain. Elle pourrait aussi se voir interdire d'exercer certaines opérations en dollars aux Etats-Unis.

Michel Sapin a dit espérer qu'une solution soit proche car cette incertitude pèse sur l'économie française, lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous Europe 1-i>Télé-Le Monde.

"Nous avons progressé vers des sanctions plus équitables et qui n'obèrent pas de manière trop forte l'avenir et l'avenir en particulier du financement", a-t-il dit.

"Nous voulons des sanctions équitables qui punissent le passé mais qui ne punissent pas l'avenir", a-t-il ajouté. "Je ne veux pas qu'il y ait des sanctions qui viendraient interdire à l'avenir à cette banque de financer l'économie française ou de financer des activités au service de l'économie française."

Le président François Hollande a évoqué la question des sanctions avec son homologue Barack Obama lors des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement allié, au début du mois.

Une source a déclaré jeudi à Reuters que les discussions étaient en train de s'accélérer, évoquant un règlement possible d'ici le 4 juillet.

Une porte-parole de BNP Paribas s'est refusée à tout commentaire après les déclarations de Michel Sapin.

La BNP a simplement déclaré il y a plusieurs semaines être en discussions avec les autorités américaines au sujet de "certains paiements en dollars US impliquant des Etats ou des personnes morales ou physiques qui pouvaient être soumises à des sanctions économiques édictées par les lois des Etats-Unis".

La banque avait dit que la pénalité qu'elle pourrait devoir payer pourrait "excéder très significativement" la provision de 1,1 milliard de dollars déjà constituée dans ses comptes fin 2013.

Elle a également précisé avoir fait évoluer son dispositif de contrôle afin de s'assurer qu'une telle situation ne se reproduise pas.

(Gregory Blachier, avec Matthias Blamont, édité par Jean-Baptiste Vey)

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  • fquiroga le lundi 16 juin 2014 à 08:07

    Mais de quoi il se mêle ?

  • wanda6 le dimanche 15 juin 2014 à 16:48

    upr.fr

  • wanda6 le dimanche 15 juin 2014 à 16:47

    « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.08.92)

  • marsupi8 le dimanche 15 juin 2014 à 16:26

    qui vivra verra attendons avant de faire cocorico !

  • patr.fav le dimanche 15 juin 2014 à 15:56

    4milliards SG et en faillite et BNP 7 milliards et c'est pas grave ,ils se foutent bien de la gu.eule des français !!!!!

  • jbellet le dimanche 15 juin 2014 à 14:44

    comme si c'était lui le négociateur! il n'a pas du entendre le discours d'Obama

  • mark92 le dimanche 15 juin 2014 à 14:35

    Il devrait se souvenir de la faillite du Crédit Lyonnais. Qui était déja ministre des finances en 1992 ?? Ils arrivent déja à couler une banque publique en pleine croissance économique. Plus gros scandale politico financier depuis le canal de suez... Merci les socialos.