Michel Sapin maintient l'objectif d'un déficit à 2,7% en 2017

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MICHEL SAPIN MAINTIENT L'OBJECTIF D'UN DÉFICIT À 2,7% EN 2017
MICHEL SAPIN MAINTIENT L'OBJECTIF D'UN DÉFICIT À 2,7% EN 2017

PARIS (Reuters) - L'objectif d'un déficit public français à 2,7% du PIB en 2017 est intangible, a déclaré jeudi le ministre français des Finances, Michel Sapin.

"Depuis deux ans (...) nous avons atteint tous nos objectifs et nous continuerons à le faire et le déficit l’année prochaine, en dessous de 3%, à 2,7%, c’est un objectif intangible", a-t-il dit à Radio Classique

Cette intervention du ministre des Finances survient au lendemain de la publication d'un rapport dans lequel la Cour des comptes se montre dubitative sur la capacité de la France à atteindre l'objectif d'un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) à la fin 2017, conformément à ses engagements européens.

Alors que le gouvernement a multiplié les annonces depuis janvier, la Cour évoque un risque de dérapage des dépenses susceptible de compromettre l'objectif de ramener le déficit public à 3,3% du PIB cette année.

Pour Michel Sapin, la prudence de la Cour des comptes est inhérente à ses attributions.

"C’est normal, la Cour des comptes est là pour s’inquiéter", a-t-il dit.

"Relisez ce qu’elle disait l’année dernière, vous lirez la même chose", a-t-il ajouté en rappelant que le gouvernement avait dépassé ses objectifs de réduction du déficit au titre de 2015 (3,6%, contre 3,8% visé, après 4,0% en 2014). "Est-ce qu’en 2016 (...) quelqu'un conteste que nous allons atteindre nos objectifs ? Pas la Cour des comptes en tous les cas".

La Cour des comptes qualifie en effet la réduction du déficit envisagée pour cette année de modeste et atteignable. Mais le respect de cet objectif "exigera une gestion très stricte des moyens (et) ne laisse aucune place à des décisions nouvelles conduisant à des hausses des dépenses", a précisé mercredi son président, Didier Migaud.

Au cours de cette interview, Michel Sapin a également réaffirmé que les conséquences économiques de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ne remettaient pas en cause les prévisions de croissance du gouvernement.

"C'est une catastrophe économique pour la Grande-Bretagne", a estimé le ministre des Finances. "Et quand une grande économie comme la Grande-Bretagne va voir baisser son activité économique, ça a des conséquences évidemment sur les voisins", a-t-il ajouté. "Est-ce que ce sont des conséquences considérables ? Je ne le crois pas et ceci ne remet pas en cause les prévisions de croissance qui étaient les nôtres."

Dans son Programme de stabilité transmis en avril à la Commission européenne, le gouvernement tablait sur une croissance de 1,5% cette année. L'Insee prévoit de son côté une croissance de 1,6% en 2016 et François Hollande déclare dans une interview publiée jeudi dans Les Echos que "notre croissance sera supérieure à 1,6% cette année."

(Emmanuel Jarry et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse et Gilles Trequesser)

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