Michel Rocard, une passion pour le renseignement

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Michel Rocard lors de la remise de la grand-croix de la Légion d'honneur par François Hollande au palais de l'Élysée à Paris, le 9 octobre 2015.
Michel Rocard lors de la remise de la grand-croix de la Légion d'honneur par François Hollande au palais de l'Élysée à Paris, le 9 octobre 2015.

Parmi toutes ses particularités d'homme d'État pas comme les autres, Michel Rocard restera comme l'un de ceux, extrêmement rares, qui ont nourri pour le renseignement un véritable intérêt, sinon une vraie passion. Il n'est pas seulement le premier chef de gouvernement français qui se soit rendu au siège de la DGSE, boulevard Mortier, durant son séjour à l'Hôtel de Matignon. Il a également été celui qui a voulu moderniser le système français en le soumettant davantage à l'État de droit. Son souci, dont il a plusieurs fois parlé à l'auteur de ces lignes, portait sur l'organisation des services, leur soumission à l'autorité du politique, les moyens de leurs missions. Lui qui a pris ses fonctions moins de trois ans après le désastre du Rainbow Warrior, désastre du premier septennat de François Mitterrand, a bénéficié de sa part d'une forme de carte blanche en matière de renseignement. Il fera venir à ses côtés à Matignon le préfet Rémy Pautrat, ancien directeur de la DST (devenue depuis la DGSI), et ils engageront une série de réformes. À tel point que cette période qui se clôturera en mai 1991 pourra être qualifiée par un ancien responsable des services de « printemps du renseignement ».

« Si ça vous amuse ! »

Pour autant, en matière de renseignement en France, c'est le président de la République qui décide. Et dans le cas de François Mitterrand, ce sujet était vraiment le cadet de ses...

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