Michel Platini, foudroyé en plein envol

le
0
Michel Platini, le 23 octobre.
Michel Platini, le 23 octobre.

Suspendu huit ans par le comité d’éthique de la FIFA, le Français a annoncé son retrait de la course à la présidence de l’instance mondiale. Une décision qui ponctue un véritable crash politique.

A en croire ses proches, ces dernières semaines, il ne se faisait guère plus « d’illusions sur ses chances de pouvoir concourir ». Jeudi 7 janvier, Michel Platini a officiellement annoncé qu’il retirait sa candidature à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), dont l’élection est prévue le 26 février, à Zurich, lors du congrès extraordinaire de l’organisation mondiale.

« En me retirant, je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n’y a plus rien », a expliqué l’ancien capitaine des Bleus dans les colonnes de L’Equipe. Ce dossier en question est celui à charge monté par le comité d’éthique de la FIFA à l’encontre du patron de l’Union des associations européennes de football (UEFA) pour un versement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) qu’il a reçu, en février 2011, de Joseph Blatter, 79 ans, président de la Fédération internationale depuis 1998.

Le 21 décembre, le comité d’éthique de la FIFA avait suspendu l’ex-meneur de jeu des Tricolores pour huit ans, le poursuivant pour « abus de position », « conflit d’intérêt » et « gestion déloyale ». Ce jour-là, il avait infligé la même peine à Blatter, qui avait annoncé, le 2 juin, son abdication prochaine. Tout juste réélu pour un cinquième mandat, le Suisse avait été emporté par la litanie d’affaires de corruption qui minent l’institution.

Engagé dans une course-contre-la montre désespérée, Platini sa...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant