Michel Neyret, un «super-flic» au coeur du soupçon

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Arrêté jeudi pour corruption, trafic international de stupéfiants et blanchiment d'argent, le numéro deux de la PJ de Lyon au palmarès professionnel incontesté était une icône dans le monde des enquêteurs. Portrait.

Costumes bien taillés et allure de play-boy, le n°2 de la Police Judiciaire (PJ) de Lyon, Michel Neyret, s'est forgé en trente ans de carrière passés à traquer les truands une réputation de «super-flic à l'ancienne». Col ouvert, barbe poivre et sel et mèche brune balayée sur le front, ce policier de 55 ans à la réputation d'»incorruptible», en garde à vue depuis jeudi, commence sa carrière à la PJ de Versailles en 1978, avant de prendre la tête de la brigade de recherches et d'intervention (BRI) de Lyon dans les années 80. Il s'y tisse un solide carnet constitué aussi bien d'indics que de notables. Après 20 ans à l'antigang lyonnais, il dirige l'antenne niçoise de la PJ à partir de 2004. Cette année-là, il est décoré chevalier de la Légion d'honneur pour ses états de services, notamment pour l'arrestation dans la Drôme d'un commando à l'origine d'une spectaculaire évasion. En 2007, Neyret retrouve Lyon, sa terre de coeur, pour devenir n°2 de la Direc

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