Michel ne promet pas de chocolats à Valbuena

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Michel ne promet pas de chocolats à Valbuena
Michel ne promet pas de chocolats à Valbuena

Toujours aussi détendu, Michel a répondu aux questions de la presse à la veille du choc contre Lyon au Vélodrome. L'entraîneur espagnol de l'OM a notamment évoqué le retour de Mathieu Valbuena ou la personnalité atypique de Michy Batshuayi.

Michel, comment abordez-vous ce premier grand rendez-vous de la saison ?
Je suis désolé, mais le premier grand match que j'ai eu, c'était contre Troyes (6-0). Lyon est un grand club, mais l'Olympique de Marseille est le club de mon cœur. J'ai un grand respect pour l'Olympique Lyonnais, mais l'OM reste le favori. On est très bien actuellement, et très satisfait des performances des joueurs, on est beaucoup plus solides, plus réguliers. On a toujours joué à un très bon niveau. Des adversaires faibles jusqu’à maintenant ? C'est plutôt l'OM qui a fait de grandes performances.

Peut-on parler d’un match comme un autre face à un adversaire comme Lyon ?
On aura face à nous une grande équipe, du niveau de la Ligue des Champions. Il faudra qu'on soit plus concentrés et qu'on ait une plus grande envie de gagner ce match. Ce n'est pas un match quelconque. Les qualités de Lyon ? Fekir va certainement leur manquer, c'est un buteur. Il y a des joueurs de grande qualité, leur milieu de terrain aussi, Valbuena par exemple, ou Lopes, qui est un grand gardien, mais ça, vous le savez déjà.

Même avant un tel rendez-vous, vous semblez afficher une sérénité de tous les instants. Est-ce juste une façade ou est-ce le cas ?
Vous me voyez tel que je suis, je ne viens pas ici comme si j'étais un acteur. Je suis juste un entraîneur de foot qui croit au travail et aux performances de ses joueurs. Je suis quelqu'un de tranquille mais quand on parle de foot, je suis quelqu'un qui sens vraiment la chaleur et la force du match. C'est ma manière de montrer aux joueurs que je crois vraiment en eux.

Comparé à l'ambiance pour un retour d'un joueur de Madrid à Barcelone ou l'inverse, que vous inspire le retour de Mathieu Valbuena au Vélodrome avec Lyon ?
Il faut regarder tout ça dans le bon sens, c'est clair qu'il y a un certain mérite à passer d'un club à l'autre, mais il faut surtout voir cette chaleur et cette ambiance qu'il y aura, surtout sur le terrain. Et c'est ça le plus important. Valbuena, c'est sûr qu'on ne va pas lui donner des chocolats ou des caramels, mais il y aura une grande ambiance sportive. Et pour des joueurs excellents comme lui, c'est certainement une grande motivation. Toute cette excitation et cet environnement, c’est bien, mais il faut vraiment être concentré sur le match et le terrain. La plus grande joie que l'on puisse avoir c'est dans la victoire, c'est là-dessus qu'il faut se concentrer. Mieux vaut avoir un bon verre de vin qu'une bouteille d'eau gazeuse.

Pensez-vous qu’il soit bon de conserver une philosophie très offensive pour recevoir Lyon ?
C'est clair que notre philosophie, c'est d'attaquer. On sait très bien que Lyon est un rival, mais on veut rentrer dans le haut du classement. Les équipes qui attaquent ne sont pas folles. La preuve : elles gagnent aussi des matchs. Nous savons exactement contre qui nous allons jouer demain et il ne s'agit pas juste d'un autre match. Nous savons qui nous avons en face. Les trois points sont essentiels pour nous afin d'être dans la partie haute du tableau. Lyon a une grande équipe et est entraîné par un grand entraîneur. L'un des objectifs pour un club est de gagner ces grands matchs, notre objectif est de gagner et de passer devant au classement.

La hiérarchie est-elle clairement définie en ce qui concerne le couloir droit, avec Javier Manquillo dans la peau de titulaire ?
En effet, c'est le joueur qui a le plus joué, mais (Brice) Dja Djedjé était blessé, (Mauricio) Isla vient tout juste d'arriver, et on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait une hiérarchie. Si vous demandez aux joueurs concernés, ils vous diront qu'ils ne savent pas.

Qu’avez-vous pensé des dernières prestations de Romain Alessandrini ?
Espérons qu'il va continuer comme ça. C'est l'un des joueurs qui nous a le plus aidés au niveau du rendement mais aussi de la compréhension. Outre son rendement, il a été très important au niveau de son attitude et des décisions qu'il a prises, c'est pour ça qu'il est important pour nous. C'est un bon exemple.

Michy Batshuayi est-il un joueur à part, un peu fou ?
Vous le voyez de l'extérieur, comme quelqu'un de fort, de grand, mais quand je suis face à face avec lui, je le vois plutôt comme mon fils, quelqu'un à qui il faut parler, dire les choses, être exigeant. Ce n'est pas quelqu'un de fou, en tout cas, je peux vous le dire. Le futur Drogba ? Espérons. Et espérons pour moi que l'on dise que je suis le futur Didier Deschamps et que je pourrai un jour entraîner l'équipe de France (rires).

Propos recueillis par notre correspondant à Marseille, Karim Attab.

La conférence de presse en intégralité, cliquez ici

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