Michel-Edouard Leclerc : «Je suis contre la banalisation du travail du dimanche»

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Michel-Edouard Leclerc : «Je suis contre la banalisation du travail du dimanche»
Michel-Edouard Leclerc : «Je suis contre la banalisation du travail du dimanche»

Michel-Edouard Leclerc s'est fait discret pendant la révolte des Bonnets rouges. Le plus emblématique des patrons bretons explique sa position sur ce mouvement. Il répond au gouvernement qui avait appelé les magasins à ne pas répercuter la hausse de la TVA sur les prix. Cet ancien élève du petit séminaire de Viry-Châtillon (Essonne), s'oppose aussi au travail généralisé le dimanche.

Au 1er janvier prochain, la TVA augmente, le prix du chariot va-t-il être concerné?

MICHEL-ÉDOUARD LECLERC. Mon rôle est de freiner cette hausse mais au final, c'est toujours le consommateur qui paie. Si l'effet ne se fait pas sentir dès le mois de janvier, ce sera en février ou en mars. Les prix vont augmenter et nombreux sont les produits concernés. En 2014, le pouvoir d'achat va baisser. Ces derniers temps, on ressent vraiment dans les magasins une contraction de la consommation. Les clients ne se rendent plus dans les Centres Leclerc qu'à deux moments : la deuxième semaine, après le versement des allocations, et à la fin du mois, au moment de la paie.

Vous semblez très pessimiste?

Voilà trente ans que je suis distributeur. Je n'ai jamais vu une situation aussi tendue et anxiogène. J'écoute avec intérêt ceux qui parlent de différer la hausse de la TVA (NDLR : comme les députés du Front de gauche). J'ai hâte de savoir ce que le gouvernement annoncera et j'espère qu'il a prévu des mesures compensatoires pour les ménages. Ce n'est pas la baisse du prix du préservatif, cette annonce électoraliste, qui va compenser la hausse générale des prix.

Bercy vient de porter plainte contre votre enseigne pour « déséquilibre significatif » dans les relations que vos négociateurs entretiennent avec les fournisseurs. Pourquoi?

C'est un petit coup de règle sur les doigts de Leclerc, pour nous jeter en pâture au public. Les industriels voulaient plus de subventions européennes pour faire passer des hausses de prix. ...

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  • rouches le jeudi 5 déc 2013 à 09:52

    Ben c'est sûr que pour ce type de magasins, ouvrir le dimanche est surtout synonyme de davantage de coûts, tout un chacun devant quand même faire ses courses.

  • Kowski le jeudi 5 déc 2013 à 09:21

    Je préfère ne pas parler de ce type ...

  • rotul le jeudi 5 déc 2013 à 07:49

    Dans l'usine effondrée du Bangladesh n' y avait il pas du Leclerc....?