Michel Barnier contre le sauvetage des banques par le public

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Michel Barnier contre le sauvetage des banques par le public
Michel Barnier contre le sauvetage des banques par le public

LONDRES (Reuters) - Des réformes très importantes sont nécessaires pour renforcer le système bancaire européen et éviter d'avoir à recourir à des sauvetages financés par les contribuables, déclare le commissaire européen au Marché intérieur.

Dans une tribune publiée dans le Times de mercredi, Michel Barnier estime qu'il faut sortir de "la situation actuelle où le sort des finances publiques est lié de façon excessive à celui des banques", estime Michel Barnier

"Pour sortir de la crise et retrouver confiance et croissance, il est vital que nous prenions des mesures résolues pour renforcer notre système bancaire et le mettre au service des consommateurs de l'économie réelle", ajoute le commissaire.

Un alternative aux plans de sauvetage financés par les fonds publics, souligne Michel Barnier, figure dans la nouvelle proposition de la Commission européenne de donner aux autorités publiques de tous les pays de l'UE le pouvoir de restructurer ou de démanteler les banques dont la faillite pourrait avoir des conséquences pour la stabilité financière.

"Les banques et les autorités devront établir des plans à l'avance pour les cas de scénarios de stress et pour surmonter leurs difficultés par elles-mêmes", déclare l'ancien ministre français de l'Agriculture. "Si, malgré cela, une banque devait avoir des problèmes, les autorités devraient agir rapidement."

Parmi les formes d'interventions envisageable, le commissaire européen évoque le remplacement des dirigeants ou la convocation des actionnaires pour qu'ils adoptent des réformes en urgence, ou encore, dans les cas graves, la prise de mesures pour faire reprendre une banque en difficulté par un concurrent en bonne santé.

"Nous avons la responsabilité de préparer l'avenir et de faire en sorte d'éviter l'erreur d'avoir des banques sauvées par les contribuables, ou autorisés à rester sur le marché comme de malheureuses banques zombies", déclare Michel Barnier.

Stephen Mangan; Danielle Rouquié pour le service français

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  • axel1239 le mercredi 6 juin 2012 à 09:02

    "le commissaire européen évoque le remplacement des dirigeants ou la convocation des actionnaires" c'est certain ça va résoudre les problèmes ça.

  • 22441350 le mercredi 6 juin 2012 à 08:41

    Depuis septembre 2008 (44 mois), les politiques et les régulateurs nationaux ont été incapables de déterminer le montant des risques logés dans les bilans des banques, comme en atteste encore ces derniers jours la surenchère permanente sur les sommes nécessaires à la recapitalisation des banques espagnoles. Le volume des discours est à la mesure de l'Incompétence qu'ils cherchent à masquer.