Michalak : " Il faut que ça paye en match "

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Michalak : " Il faut que ça paye en match "
Michalak : " Il faut que ça paye en match "

Après deux jours de repos à la suite du match face à la Roumanie, le XV de France a repris l'entraînement samedi. Frédéric Michalak en a profité pour se confier sur sa préparation et le futur adversaire des Bleus.

Frédéric Michalak, restez-vous à chaque fois un peu plus que les autres pour buter ?
Oui, ce sont des routines qu’on a depuis plusieurs années. Que ce soit à Toulon ou ailleurs, on essaye de garder ça en route. C’est vraiment important pour nous, les buteurs, de pouvoir taper dans le ballon parce que c’est comme le geste du golfeur, il faut y être en permanence.

On a vu les autres buteurs aussi, mais vous êtes resté encore plus longtemps qu’eux...
Oui mais ce n’est pas un pari. Chacun fait comme il le sent.

Vous vous l’imposez à chaque séance, qu’est-ce que ça vous apporte personnellement ?
J’en ai besoin. J’ai vraiment besoin de beaucoup taper dans le ballon, d’aller dans le détail de la frappe, de travailler les angles pour pouvoir être plus à l’aise après. Il faut que ça paye en match après bien sûr.

Pour l’instant le rendement est plutôt positif depuis le début de la préparation. Au niveau du jeu au pied, ça se passe bien pour la France. Ça faisait longtemps…
Il y a toujours eu des bons buteurs en France. Après il ne faut pas trop en faire une fixation. On sait très bien qu’il y a des phases, des matchs, où on ne tapera pas bien dans le ballon. Mais on essaye vraiment de le travailler pour trouver une technique parfaite, même s’il y a un échec. Pour ma part sur le premier match, il y a eu deux poteaux, donc ce n’était pas parfait.

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur le Canada ? Avez-vous déjà joué contre eux ?
Je les ai déjà affrontés. C’est une équipe qui va être pénible aussi et qui va vouloir nous attaquer sur les rucks puisque l’on n’est pas performant dans ce domaine actuellement. On va se méfier, on va vraiment bien le préparer.

S’engager un peu plus dans les rucks

Est-ce qu’il faut prendre ce match face au Canada comme une répétition générale ?
Je pense que ce sont deux matchs vraiment différents. Il Faut vraiment se concentrer sur le Canada, ne pas penser à l’Irlande. Il faut se donner à 200% pour ce match. L’Irlande on aura le temps d’y penser après.

C’est important de progresser en termes de discipline ? On a l’impression que pour l’instant ce n’est pas là où vous brillez le plus depuis le début de la Coupe du monde...
On essaye de s’adapter. Sur le premier match, on sentait les arbitres très présents sur les zones de rucks. Il fallait vraiment avoir de bonnes positions, sortir très vite aussi. La moindre ligne de hors-jeu, on était sifflé. Il faut qu’on s’adapte aussi. Je pense qu’ils vont être un peu moins regardant dans les zones de rucks, on pourra s’y engager un peu plus. Et être moins scolaire.

La composition de l’équipe avait été connue assez tôt pour le match face à l’Italie et la Roumanie. Est-ce que vous sentez qu’il y a plus d’incertitude pour la rencontre face au Canada ?
Je n’en sais rien. Il faut demander au coach ce qu’il va nous faire faire. Depuis le début de la préparation, on est dans une bonne philosophie, on est tous à fond pour le groupe, pour l’équipe de France. Il y a une concurrence saine, on a tous envie que la France réussisse donc je crois que l’état d’esprit est parfait pour l’instant.

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Angleterre, Jean-François Paturaud.

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