Michael Lonsdale : «Dieu m'a sauvé du néant»

le , mis à jour à 09:52
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Michael Lonsdale : «Dieu m'a sauvé du néant»
Michael Lonsdale : «Dieu m'a sauvé du néant»

Au cinéma, Michael Lonsdale collectionne les rôles d'homme d'église : frère Luc dans « Des hommes et des dieux », de Xavier Beauvois, abbé dans « le Nom de la rose  », de Jean-Jacques Annaud, prêtre dans « le Procès », d'Orson Welles... Hors des projecteurs, aussi, cet immense comédien âgé de 85 ans a la foi et ne s'en cache pas. Dans un livre profond sorti hier*, ce « célibataire endurci », fils né hors mariage d'une Française et d'un officier de l'armée britannique, raconte son chemin spirituel.

 

Avez-vous grandi dans un environnement pieux ?

Michael Lonsdale. Mon père était protestant non pratiquant et ne parlait jamais de religion, ma mère était catholique mais avait pris ses distances. Il faut dire qu'elle avait été en pension chez les sœurs qui lui avaient lancé : « Tu finiras en enfer ! » Mais elle n'était jamais contre le Christ.

 

Quand êtes-vous entré dans une église ?

Pendant la guerre, alors que je vivais à Rabat, au Maroc, une amie de ma mère, peintre, m'emmenait parfois à la cathédrale. J'aimais l'odeur d'encens. J'entendais à la messe : « Alléluia. » Je ne comprenais pas. J'ai alors demandé à la dame : « Luia, c'est qui ? »

 

Vous n'avez été baptisé qu'à 22 ans...

J'ai rencontré en 1952 le père Pie Raymond Régamey, un dominicain historien de l'art, qui donnait alors une conférence durant laquelle il parlait de Dieu. On s'est revus quelques jours plus tard au couvent. Il m'a demandé : « Que cherches-tu, mon petit coco ? » J'ai répondu : « Quelque chose de beau, de pur, d'authentique. » Il a rétorqué : « Je crois que c'est Dieu que tu cherches. » Il est devenu mon père spirituel !

 

Avez-vous pensé à devenir prêtre ?

L'idée m'a frôlé trois ou quatre fois, mais le sentiment n'était pas assez fort pour que je franchisse le pas.

 

Qu'est-ce que Dieu vous a donné ?

Il m'a sauvé du néant. Il m'a donné une ...

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