Michael Flynn, pourfendeur de l'extrémisme islamique

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L'ancien général Michael Flynn, le 14 novembre 2016 à New-York ( AFP / Jewel SAMAD )
L'ancien général Michael Flynn, le 14 novembre 2016 à New-York ( AFP / Jewel SAMAD )

L'ancien général Michael Flynn, choisi par Donald Trump pour diriger son conseil de sécurité nationale (NSC), est un ancien militaire à la brillante carrière, connu pour être un pourfendeur de l'extrémisme islamique, indulgent avec la Russie.

Âgé de 57 ans, Michael Flynn, ancien directeur du renseignement militaire américain, était l'une des rares figures du sérail de la défense américaine à avoir soutenu Donald Trump pendant sa campagne électorale.

"Je suis ravi que le général Michael Flynn soit à mes côtés alors que nous oeuvrons pour vaincre le terrorisme islamique radical (...) et assurer la sécurité des Américains dans notre pays et à l'étranger", a indiqué M. Trump, en annonçant vendredi dans un communiqué la nomination de ce militaire "décoré ayant plus de 35 ans de carrière au service de notre nation".

Michael Flynn, traits sévères et nez aquilin, a effectivement défendu une ligne très agressive face à l'extrémisme islamique, accusant l'administration Obama de se montrer trop peu énergique face à cette menace, jusqu'à parfois être taxé d'islamophobie par ses détracteurs.

Il a en revanche défendu le rapprochement avec Moscou et Pékin, s'affichant lors d'un dîner à Moscou avec Vladimir Poutine en décembre 2015.

- 'Travailler' avec les Russes -

"Nous avons battu Hilter en raison de notre relation avec les Russes, donc voir cela comme une relation nécessaire à nos intérêts communs, y compris le groupe Etat islamique (...) c'est vraiment la position que j'ai sur la Russie", avait-il expliqué au Washington Post cet été.

"Nous avons un problème avec l'islamisme radical et je pense que nous pouvons travailler ensemble" avec les Russes "contre cet ennemi", avait poursuivi celui qui doit succéder à la démocrate Susan Rice.

Fils d'un banquier de Rhode Island (côte Est), Michael Flynn a eu une carrière militaire très tournée vers le renseignement, qui l'a conduit à servir en Irak et en Afghanistan, où il dirigea le renseignement des forces de la coalition.

En 2012, le président Obama le nomme patron du renseignement militaire américain (DIA, Defense intelligence agency), qui compte environ 16.500 personne.

Mais il est contraint de quitter ses fonctions moins de deux ans plus tard, sur fond de remous internes et de conflits avec l'administration américaine.

Il n'a depuis cessé de critiquer l'administration Obama, puis la candidate démocrate Hillary Clinton, publiant cette année un livre intitulé "Comment nous pouvons gagner la guerre globale contre l'islam radical et ses alliés".

Il y défend l'idée selon laquelle les pays musulmans doivent être forcés à identifier et éradiquer les croyances islamistes radicales qui, selon lui, se "métastasent" à travers le monde.

- Positions monolithiques -

"Nous nous trouvons dans un conflit global, face à une alliance ennemie allant de Pyongyang en Corée du Nord, à La Havane à Cuba et Caracas au Venezuela", a écrit cet été dans le New York Post celui qui a prodigué ses conseils militaires à Donald Trump durant la campagne.

"Sur sa route, cette alliance récupère des pays musulmans radicaux et des organisations comme l'Iran, Al-Qaïda, les talibans et (le groupe) Etat islamique", avait-il poursuivi dans le tabloïd à grand tirage, l'un des rares médias à soutenir le candidat républicain.

A l'instar de M. Trump, Michael Flynn a critiqué les alliés des Etats-Unis au sein de l'Otan, réclamant de leur part davantage d'efforts et de financements.

Michael Flynn fait l'objet de critiques d'experts en sécurité nationale pour ses positions monolithiques, à même de fragiliser des relations bien établies et bénéfiques pour les Etats-Unis.

Sont aussi remis en cause son empressement à accepter de l'argent de groupes soutenus par la Russie et son soutien au président Recep Tayyip Erdogan, qui a fermement réprimé une tentative de coup d'Etat en Turquie.

Adam Schiff, un démocrate spécialiste du renseignement à la Chambre des représentants, s'est dit vendredi "très inquiet" des positions de M. Flynn sur la Russie.

"Le futur président serait mieux servi par quelqu'un qui afficherait un scepticisme sain vis-à-vis des intentions russes et qui serait désireux d'être guidé par les renseignements sans équivoque dont nous disposons sur les politiques malveillantes de la Russie à l'égard des Etats-Unis et de nos alliés", a détaillé cet élu dans un communiqué.

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  • d.e.s.t. il y a 3 semaines

    Bonne nouvelle pour tous ceux qui ne supportent plus l'islamisme!